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L’Indonésie célèbre Idul Adha, la grande fête des musulmans

Ce mercredi 27 mai 2026, l’Indonésie et le monde musulman célèbrent l’une des fêtes les plus importantes de l’islam : Idul Adha, le jour du sacrifice, également appelé Aïd el-Kebir. L’aspect le plus connu de cette grande célébration est le sacrifice d’animaux : moutons, bœufs et parfois buffles. Mais au-delà de ce rituel, Idul Adha est un moment d’intense spiritualité avec de profondes dimensions sociales et morales.

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Des boeufs et des moutons dans la cour d'une mosquée quelques jours avant Idul Adha.
Écrit par Lepetitjournal Jakarta
Publié le 28 juin 2023, mis à jour le 26 mai 2026

Vous l’avez peut-être remarqué en marchant dans votre quartier ou dans les rues de Jakarta ces derniers jours. Il flotte parfois dans l’air une odeur d’étable, et des bêlements ou des mugissements parviennent à nos oreilles entre deux coups de klaxon jaillissants de la circulation frénétique. Depuis environ deux semaines, les cours des mosquées de Jakarta et de toute l’Indonésie ont en effet commencé à accueillir des moutons, des chèvres, des bœufs et parfois même des buffles qui seront sacrifiés lors des célébrations d’Idul Adha, la fête du sacrifice (qurba), qui débutent ce mercredi 27 mai 2026 et dureront quatre jours.

Le ministre des Affaires religieuses, Nasaruddin Umar, a expliqué que le gouvernement combine les méthodes du hisab (calcul astronomique) et du rukyat hilal (observation du croissant lunaire), à partir de 88 points d’observation répartis dans toute l’Indonésie.

« Il a été convenu que le 1er Dhou al-Hijja 1447 H tombe le lundi 18 mai 2026 et que, par conséquent, l’Aïd al-Adha, correspondant au 10 Dhou al-Hijja 1447 H, tombe le mercredi 27 mai 2026 », a déclaré Nasaruddin Umar lors d’une conférence de presse à Jakarta. Idul Adha doit, selon la tradition, se dérouler le 10 du mois de Dzulhijjah, le dernier mois du calendrier musulman. 

 

Qurban enseigne que le sacrifice n'est pas une perte, mais un investissement spirituel et social pour le bien commun

Selon le Coran, pour prouver la profondeur de sa dévotion, Ibrahim accepte de sacrifier, sur l'ordre de Dieu, son fils Ismaël. Mais au dernier moment, Dieu envoie l'archange Gabriel, qui substitue à l'enfant un mouton qui servira d'offrande sacrificielle. Ce rituel, pratiqué partout dans le monde musulman, est censé souligner des valeurs de solidarité, de générosité et de partage. Ainsi, les familles qui en ont les moyens achètent un animal sacrifié après la prière de l’Aïd, dont la viande sera partagée en trois parts : l’une pour la famille, une deuxième pour les proches et les voisins, et une troisième pour les gens dans le besoin.

 

Le prix des animaux varie de 2,5 à 60 millions
Le prix des animaux vendus pour Idul Adha varie de 2,5 à 60 millions de rupiahs en fonction de l'espèce et de la qualité.

 

Le tarif des animaux est généralement affiché sur des bannières suspendues à l’entrée des mosquées et varie en fonction de l’espèce et de sa catégorie. Les premiers prix pour un mouton tournent autour de 2,5 millions de rupiahs, et peuvent aller jusqu’à 8 millions. Pour un bœuf, il faut compter entre 20 et 60 millions selon la qualité. Mais ce sacrifice (qurban) est bien plus qu’une bonne action. « Qurban enseigne que le sacrifice n'est pas une perte, mais un investissement spirituel et social pour le bien commun », explique dans le Jakarta Post, Muhammad Adib Abdushomad, le directeur du Centre pour l'harmonie religieuse du Ministère des Affaires religieuses et responsable de l'internat islamique Madani Global Citizenship (MGC), à South Tangerang, Banten.

 

« Théologiquement, qurban symbolise le rapprochement d'Allah par le sacrifice, la sincérité et la maîtrise de l'ego. Il reflète non seulement la piété individuelle, mais incarne également de profondes dimensions morales et sociales », précise-t-il avant d’ajouter que « le sacrifice symbolise le renoncement aux attachements mondains. Ainsi, le sacrifice animal n'est pas simplement un rituel, mais un symbole du « sacrifice de l’ego », des désirs et des tendances matérialistes destructrices.

En ce 27 mai 2026, toute l’équipe du Petit Journal Jakarta souhaite à nos lecteurs musulmans une très joyeuse fête d’Idul Adha.

 

 

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