Cinq États avaient des élections en Inde : l’Assam, le West Bengal, le Tamil Nadu, le Kerala et Puducherry.


À Puducherry : victoire du NDA
L’Alliance démocratique nationale (NDA) conserve le pouvoir dans le territoire de l’Union de Puducherry. Cette alliance est composée du BJP, du All India NR Congress (AINRC) et du All India Anna Dravida Munnetra Kazhagam (AIADMK)et défend une idéologie hétérogène basée sur les besoins en développement du territoire local plutôt qu’une idéologie nationaliste.
The All India N. R. Congress (en abrégé AINRC) est un parti politique régional formé par le ministre en chef de Puducherry, N. Rangaswamy dans le territoire de l’union indienne de Puducherry. Il s’est formé le 7 février 2011 à Pondichéry en scission avec le Congrès national indien (INC). Ils ont contesté les élections de 2011 en s’alliant avec l’AIADMK et ont remporté la majorité. Depuis 2014, il fait partie de l’Alliance démocratique nationale (NDA) dirigée par le Bharatiya Janata Party (BJP). L’alliance NDA a remporté la majorité aux élections de 2021. C’est donc la 4eme fois que N. Rangaswamy est reconduit au pouvoir et sera Chief Minister de Puducherry.
Sur les 30 sièges en liste lors des élections; 18 furent remportés par le NDA avec 38.70% des votes dont 12 sièges furent remportés par l’AINRC.

Narendra Modi s’est félicité de cette victoire.
புதுச்சேரிக்கு நன்றி!
— Narendra Modi (@narendramodi) May 4, 2026
எங்களது சிறந்த நல்லாட்சி சாதனைகள் அடிப்படையிலும், திரு என். ரங்கசாமி தலைமையிலான அரசின் செயல்பாடுகள் அடிப்படையிலும், புதுச்சேரி மக்கள் தேசிய ஜனநாயகக் கூட்டணிக்கு மற்றொரு ஆட்சிக்காலத்தை வழங்கியுள்ளனர். இந்த வாழ்த்துகள், நல்லாட்சியை மேலும் மேம்படுத்த எங்களின்…
En Assam, le BJP réélu au pouvoir
Dans l’État de l’Assam, les élections législatives de 2026 marquent un net renforcement du pouvoir en place. Le BJP remporte 82 sièges, contre 60 en 2021, frôlant à lui seul la majorité absolue. Avec ses alliés, l’Asom Gana Parishad (AGP) et le Bodoland People's Front (BPF), des partis régionaux, la coalition au pouvoir dépasse largement les 100 sièges, consolidant une domination sans précédent dans l’État.
En face, l’opposition accuse un recul marqué : le Indian National Congress (INC) tombe à 19 sièges, tandis que l’All India United Democratic Front (AIUDF) s’effondre, passant de 16 à seulement 2 élus.
Le BJP s’impose plus que jamais comme la force politique dominante dans le nord-est de l’Inde.

Au Kerala, l’Inde perd son dernier gouvernement communiste après cinq décennies
Le Kerala, qui avait donné au monde son premier gouvernement communiste démocratiquement élu, lui a finalement préféré le Indian National Congress ou INC.
C’était aussi le dernier État en Inde où des communistes étaient au pouvoir. Le Front démocratique uni (UDF), dirigé par le parti du Congrès – la principale force d’opposition nationale – est une alliance formée en 1979 qui regroupe plusieurs partis centristes et régionaux. Il s’oppose au Front démocratique de gauche (LDF), dominé par les partis communistes, dans un système politique marqué par une alternance régulière entre ces deux blocs.
Aujourd’hui, le Front démocratique uni a largement remporté le scrutin en obtenant 102 sièges sur les 140 que compte l’assemblée, bien au-delà de la majorité requise fixée à 71 sièges. Le Front démocratique de gauche, quant à lui, a subi un net revers, ne recueillant que 35 sièges, tandis que les autres formations se partagent les quelques sièges restants. Dans le détail, le Congrès s’impose comme la principale force de la coalition victorieuse avec plus de soixante sièges, consolidant son retour au pouvoir après une décennie dans l’opposition.

Depuis 1977, au moins un État indien avait toujours été dirigé par la gauche. Cette continuité historique prend désormais fin avec la défaite du LDF au Kerala, marquant un tournant politique majeur à l’échelle du pays.
Au West Bengal, Mamata Banerjee perd le pouvoir face à une vague saffron
Les élections législatives de 2026 au West Bengal ont marqué un véritable séisme politique. Le Bharatiya Janata Party (BJP), dirigé au niveau national par Narendra Modi, a remporté une victoire écrasante en obtenant 207 sièges sur 294, soit bien au-delà de la majorité absolue fixée à 148 sièges.
Cette victoire est historique : c’est la première fois que le BJP prend le pouvoir dans cet État longtemps dominé par la gauche puis par le All India Trinamool Congress (TMC).Tout aussi important, on note une participation exceptionnelle, proche de 93 %, signe d’une forte mobilisation populaire et d’un désir de faire entendre sa voix.
Le parti au pouvoir jusqu’alors, dirigé par Mamata Banerjee, a subi une défaite sévère, passant de 215 sièges à seulement 80. Plus symbolique encore, Mamata Banerjee a elle-même perdu son propre siège de députée, ce qui renforce l’ampleur du revers politique.

Malgré cette défaite nette, Mamata Banerjee a déclaré qu’elle ne démissionnerait pas immédiatement. Elle affirme que l’élection a été entachée d’irrégularités, allant jusqu’à parler de scrutin « volé » et accusant la commission électorale de partialité. Elle soutient même que son parti n’a « pas réellement perdu », évoquant une sorte de « victoire morale ».
Suppressions massives de possibles électeurs au West Bengal
Sur le plan institutionnel, sa position est controversée mais pas totalement illégale. En Inde, un chef de gouvernement battu n’est pas automatiquement démis de ses fonctions : il est généralement attendu qu’il démissionne, mais c’est le gouverneur de l’État qui peut officiellement demander cette démission ou inviter le parti majoritaire à former un nouveau gouvernement.
Au Tamil Nadu, victoire “surprise” de la star de cinéma Vijay
Enfin, au Tamil Nadu, les résultats des élections de 2026 marquent une rupture politique majeure, bien plus nette que ce que l’on observe habituellement dans cet État dominé par les partis dravidiens traditionnels.
Le grand vainqueur du scrutin est le Tamilaga Vettri Kazhagam (TVK), parti politique ayant pour tête d’affiche la star du cinéma Kollywood Vijay, surnommé « Thalapathy » ou leader par ses fans, et qui s’impose largement avec 108 sièges sur 234, se plaçant très loin devant ses concurrents. Cette percée spectaculaire bouleverse l’équilibre politique local.
Derrière, le Dravida Munnetra Kazhagam (DMK), pourtant au pouvoir avant l’élection et dirigé par M. K. Stalin, recule fortement avec 59 sièges, tandis que le All India Anna Dravida Munnetra Kazhagam (AIADMK) obtient 47 sièges. Les autres partis restent marginaux : le Indian National Congress ne décroche que 5 sièges, et le Bharatiya Janata Party (BJP) demeure quasi absent avec un seul siège.

Ce scrutin confirme également la spécificité politique du Tamil Nadu : malgré l’ampleur du changement, les partis nationaux comme le Congrès ou le BJP restent très minoritaires, preuve que les dynamiques électorales demeurent avant tout régionales.
Il reste à savoir si Vijay, qui a été élu sur un programme sur une lutte contre la corruption, l’égalité sociale et la fin des divisions de caste pourra tenir ses promesses.
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