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Yasmina, créatrice de robes de mariées à Hong Hong

Par Sophie Yiu | Publié le 03/10/2019 à 15:00 | Mis à jour le 04/10/2019 à 11:40
Photo : Une des robes de Yasmina
robes de mariées Hong Hong yasmina

Yasmina est une belle bulle d’énergie, toujours la tête un peu dans les nuages. Son histoire a commencé comme beaucoup d’entre nous: l’opportunité de partir à Hong Kong pour suivre son partenaire. Elle est arrivée sans appréhension, et planifiait avec toute la certitude du monde de continuer sa carrière de chef de projet dans le digital. La vie en aura décidé autrement, aujourd’hui elle est la cofondatrice et designer/couturière/brodeuse de son propre atelier de robe de mariée sur-mesure. Retour sur son parcours

 

La couture, un retour aux sources

La Parisienne apprend tous les secrets du métier auprès de sa mère, elle même couturière. Très jeune, Yasmina est d’autant plus motivée qu'elle ne rentre pas dans les standards de son âge, elle doit ainsi créer ses propres vêtements pour trouver quelque chose à sa taille qui lui plaît et de son âge. De sa fratrie de sept, elle sera la seule qui sera mordue par le virus de la couture. C'est à Paris toujours qu'elle rencontre son futur époux, mais celui-ci vient juste de signer pour un travail au Royaume-Uni. Peu importe, les amoureux feront les allers-retours pendant 4 ans car elle aime trop son job pour partir à Londres qui n’est finalement qu’à un Eurostar. Et puis l’opportunité de partir à Hong Kong se présente, alors pourquoi pas se retrouver ensemble à l’autre bout du monde? Arrivée dans le port parfumé, elle travaille toujours dans le marketing, mais chemin faisant elle entend de plus en plus de compliments sur les vêtements et accessoires qu’elle porte: les gens s’extasient lorsqu'elle explique qu’elle a dessiné et cousu sa tenue elle-même.

 

robes mariées Hong Hong
Yasmina, une passionnée au service des futures mariés Photo@Grands Reportages

 

Un atelier né du bouche-à-oreille

Petit à petit, on lui demande de coudre des vêtements par-ci par-là “Je le faisais avec grand plaisir mais cela n’avait rien de lucratif, au contraire”, jusqu’au jour où on lui a demandé de faire une robe de mariée, et puis une autre et encore une autre. “Au bout d’un moment on a fait les comptes et on s’est très rapidement rendu compte qu’il était plus intéressant que je me consacre entièrement à cette activité”, le bouche-à-oreille avait fonctionné, l’atelier Yasmina Fraine-Viale était né. “Récemment j’ai reçu un message d’une de mes mariées qui célébrait la date du pick-up de sa robe, oui du pick-up! Même pas la date du mariage lui même!” dit Yasmina d’un air un peu ébahie, elle-même surprise du pouvoir de son travail. Ce qui n’était qu’un hobby est devenu sa passion et son métier, autant dire que Yasmina ne regrette pas son choix “Quand j’y repense maintenant, ce que je fais aujourd’hui est une évidence.”

 

Bien plus qu'une robe de mariée

Yasmina reçoit les futures mariées dans son appartement où elle a aménagé un coin atelier dédié.  “Ce qui me surprend le plus dans mon métier, c’est que les femmes qui viennent me voir, viennent avant tout pour un morceau de tissu, mais en réalité elles repartent avec tellement plus. Je rentre tout de même dans un moment très particulier de leur vie, et elle partage avec moi un peu de leur intimité et celle de leur famille et leur histoire, on tisse au fur et à mesure des rendez-vous de très beaux liens, c’est une aventure infiniment humaine.” explique-t-elle avec passion. "Souvent les mariées viennent car elles n'ont pas été très bien traités dans les boutiques de mariage classique, le service peut être assez froid et et il faut dire qu'ici les tailles sont très standards. Il y a vraiment beaucoup d'écoute et d'empathie dans mon travail, les filles qui viennent me voir cherchent plus l'expérience que la dentelle"

 

robes mariées Hong Hong
Yasmina travaillant sur une future mariée Photo@Grands Reportages

 

De l'artisanat à la catégorie professionnelle

Chez la designer/couturière/brodeuse/entrepreneuse, tout est fait de sa propre main, aucun sous-traitement. “C’est stressant mais tellement grisant, j’aimerais bien embaucher quelqu’un dans mon atelier et développer mon activité, mais pour le moment la prochaine étape est de suivre un stage de broderie à Paris, c’est un peu étrange car c’est la première fois que je vais assister à un cours formel de couture/broderie, je vais enfin officiellement passer dans la catégorie pro.” dit Yasmina les yeux plein d’étoiles.

 

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Photo Sophie3

Sophie Yiu

Hongkongaise de coeur depuis plus de 8 ans, Sophie s’intéresse particulièrement à la photographie, la gastronomie et au minimalisme. Elle est fascinée par le pouvoir d’une bonne histoire.
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