Édition internationale

Tanguy Penin à Hong Kong : "Je fais rayonner la pétanque dans le monde"

De passage à Hong Kong la semaine dernière, Tanguy Penin, figure montante de la pétanque internationale et créateur de contenus, suivi dans plus de 40 pays, est venu partager sa passion et son expérience avec la communauté locale. Rencontre avec ce sportif et entrepreneur devenu ambassadeur mondial d’une discipline bien plus universelle qu’on ne l’imagine.

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Écrit par Marion Burlaud
Publié le 6 février 2026, mis à jour le 10 février 2026

 

Les médias sont arrivés du jour au lendemain

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Tanguy Penin, j’ai 26 ans, et je suis joueur de pétanque, créateur de contenus et entrepreneur dans l’univers de ce sport. À la base, rien ne me destinait à ça : j’étais vendeur de vin, j’ai fait mes études dans ce domaine. J’ai commencé la pétanque assez jeune, vers 15 ans, grâce à un ami.

Comment es-tu passé de commercial dans le vin à influenceur pétanque ?

Pendant le confinement, j’ai posté une vidéo très simple de moi dans mon jardin, réalisant un défi avec des boules de pétanque… et elle a fait 5 millions de vues sur les réseaux sociaux ! Du jour au lendemain, les médias sont arrivés : TF1, M6, BFM… Je n’étais pas prédestiné à devenir une star de la pétanque, mais cette viralité m’a ouvert énormément de portes.

C’est là que j’ai compris qu’il y avait quelque chose à construire. J’ai alors tout appris sur le tas. Au début, je filmais avec un téléphone posé sur un parpaing cassé. Pas de studio, pas d’équipe, juste l’envie de partager une passion.

 

La pétanque, c’est bien plus mondial qu’on ne l’imagine

Ton parcours ressemble beaucoup à une aventure entrepreneuriale…

Oui, parce que j’ai créé et développé mon activité autour de la pétanque : événements, animations, sponsoring, compétitions, contenus. J’ai travaillé avec des marques importantes, j’ai coaché des personnalités comme McFly et Carlito…

De fil en aiguille, je suis beaucoup sollicité, et je construis cette aventure au fil des opportunités. Je suis toujours curieux et enthousiaste à l’idée de développer de nouveaux projets tant qu’il est question de faire rayonner la pétanque !

Tu voyages énormément. La pétanque est-elle vraiment présente à l'international ?

C’est ce que les gens sous-estiment le plus. On pense souvent que la pétanque, c’est juste « le sud de la France et les vacances »… alors qu’il existe plus de 100 fédérations dans le monde.

En Asie du Sud-Est, par exemple, la pétanque est extrêmement implantée : Thaïlande, Vietnam, Laos, Cambodge… Au Laos, il y a un terrain devant chaque école ou bâtiment public. C’est culturel.

 

Les joueurs asiatiques sont très rigoureux

Justement, qu’est-ce qui t’a marqué en Asie ?

La discipline. Les joueurs asiatiques sont très rigoureux : échauffements, répétition des gestes, respect du cadre. On sent une approche presque “militaire”, très structurée.

En Thaïlande, par exemple, la pétanque est intégrée à l’armée et à l’école. Certains athlètes sont même soutenus financièrement pour jouer. Aujourd’hui, certaines des meilleures équipes viennent d’Asie.

Pourquoi étais-tu à Hong Kong la semaine dernière ?

C’était ma deuxième visite. J’ai été invité par la communauté locale, notamment Jackie Wong, une figure importante ici dans ce sport.

Hong Kong est un petit territoire pour ce sport, mais l’engouement reste important. Même avec un nombre limité d’équipes, l’intensité et le sérieux sont souvent dignes d’un championnat du monde : cérémonies, arbitres, drapeaux nationaux, organisation minutée…

 

J'aimerais organiser un tournoi à Hong Kong

As-tu envie de t’impliquer davantage à Hong Kong dans les années à venir ?

Oui, clairement. L’idée serait de revenir l’an prochain pendant le mois de la francophonie, avec un programme plus large : tournoi, initiations, interventions à l’Alliance Française ou dans les lycées.

J’aimerais aussi créer des documentaires pour montrer comment la pétanque vit ailleurs — à Hong Kong, au Laos, en Indonésie… Parce que ce sport raconte toujours quelque chose des cultures.

Quel est ton objectif à long terme ?

Continuer à transmettre. Je veux développer un projet YouTube plus ambitieux, avec un caméraman, pour raconter la pétanque autrement : les voyages, les champions, les histoires humaines.

Et j’aimerais aussi structurer des projets solidaires : j’ai récemment récolté des centaines de jeux de boules pour des associations en Côte d’Ivoire. À terme, mon rêve serait de créer une fondation autour de la pétanque comme outil de lien social et d’éducation.

Un dernier mot pour ceux qui pensent que la pétanque est un sport “de retraités” ?

Je leur dirais : voyagez ! La pétanque, ce n’est pas juste un jeu d’été ou réservé aux personnes âgées. C’est un sport mondial, un langage commun, une passion qui rassemble des générations et des cultures.

 

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