Édition internationale

Le Français Théo Haggai à Hong Kong : "Graver la ville pour HK Walls 2026"

Pour son édition 2026 HK Walls a invité plus de 20 artistes locaux et internationaux venus de 14 pays, dont Fabio Petani (Italie), Hardthirteen (Indonésie), SpY (Espagne), des talents hongkongais tels que Desmond Leung et Henry Chu et le Français Théo Haggai. Nous avons eu le plaisir de rencontrer ce dernier qui nous a parlé de sa technique particulière d'insertion de morceaux manquants dans la ville. Ouvrez la vidéo contenue dans cet article pour en savoir plus.

theo haggaitheo haggai
Écrit par Juliette Robieux
Publié le 15 avril 2026, mis à jour le 14 avril 2026

Sortir l'art des murs

Cette année, HK WALLS réalise son bond le plus audacieux à ce jour, en sortant l'art des murs pour l'emmener sur la route avec le projet "Art on the Move". Dans un partenariat excitant avec GoGoX, six artistes internationaux et locaux transformeront des camions GoGoX en chefs-d'œuvre roulants. Le co-fondateurs de l'évènement, Jason Dembski souligne le fait de créer un art moins éphémère et plus responsable sur le plan environemental ( l'année dernière les murs disposés lors de l'évènement avaient été détruits à la fin du projet). D'après le cofondateur, cette initiative vient aussi dans une logique de rendre plus accessible l'art, aux passants, partout à Hong Kong. Les camions seront réellement utilisées et traverseront Hong Kong jusqu'à la fin de leur vie. 

 

Camion peint pour HK walls, édition 2026
Camion peint pour HK walls, édition 2026

 

Hong Kong évoque Blade Runner

Théo, est-ce que tu peux présenter ton œuvre pour HK Walls à nos lecteurs? 

Pour HK Walls, je présente une pratique de gravure urbaine : je collecte des empreintes de trous et cavités dans les rues qui m’inspirent. Avec de l’argile, je réalise une matrice que je peins et grave, avant de la restituer dans la rue sous forme de petites œuvres discrètes. Il faut les chercher pour les découvrir, contrairement à une grande fresque murale qui peut parfois écraser le spectateur. En observant cela à Hong Kong, je me suis dit que mon travail pouvait trouver sa place ici. Six œuvres réalisées sur place seront placées dans la rue, j’espère pour longtemps.

 

 

Quelles sont tes premières impressions de Hong Kong ?

L’idée que je me faisais de la ville correspond parfaitement à la réalité : une modernité mêlée à des éléments anciens ou marqués par le temps, créant un environnement idéal pour ma pratique. C’est ma première fois à Hong Kong et en Asie. Arrivés de nuit, nous avons découvert la ville sous le brouillard le lendemain, avec ses buildings, ses néons… une ambiance évoquant Blade Runner, comme dans notre imaginaire avant même d’arriver.  

 

Montrer l'union entre les humains

Quel endroit t’as particulièrement marqué en visitant Hong Kong ? 

Peu importe où l’on lève les yeux, tout est gigantesque. Central et Soho dégagent une énergie particulièrement vibrante.

Est-ce que tu peux nous parler de tes gravures que tu es venu faire ici à Hong Kong ? Est-ce que tu les as adaptées au contexte et à la ville de Hong Kong ?

Honnêtement, je ne suis pas sûr d'adapter mes motifs à l'endroit. J'adapte en fait la forme, évidemment, de mes œuvres, parce que la forme des œuvres est prélevée de la rue, donc évidemment que je m'adapte là où je suis, mais pas forcément dans le design ou dans le dessin. Peu importe où je suis, j'applique sur le support mon style, mon univers, qui est à base de symboles ou de motifs qui traitent des thèmes assez communs. Cependant, selon moi, aujourd'hui, ceux-ci sont un peu en voie de disparition, comme la solidarité, l'entraide, l'union entre les peuples, l'union entre les êtres humains. Donc en fait, j'essaye de faire passer ces valeurs-là un peu partout, là où je peux, et d'avoir un message universel et donc assez facile à lire.

 

Cette année encore Hong Kong a repris des couleurs, alors allez vite découvrir les nouvelles oeuvres à travers la ville 

 

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