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THE BFG – Un spectacle «délexquisavouricieux» qui pétille

Par Lepetitjournal Hong Kong | Publié le 10/02/2011 à 00:00 | Mis à jour le 22/01/2020 à 12:47
Photo : @Faust International Youth Theatre
The BFG , Faust International Youth Theatre

Classiques anglais de notre jeunesse, les oeuvres de Roald Dahl sont des merveilles d'imagination qui se dévorent comme des friandises. The Big Friendly Giant n'échappe pas à la règle et se classe parmi les incontournables de l'auteur, au même titre que Matilda ou Charlie and the Chocolate Factory, déjà produits par Faust International Youth Theatre. À la frontière du conte fantastique et du roman, The BFG permet à Nick Atkinson de continuer avec délice l'exploration scénique de l'univers de Roald Dahl

Tête de géant en cours de fabrication, Photos: Faust

De la fantaisie et des jeux de mots
Il n'est pas simple de créer une pièce de théâtre à partir d'un roman sans dénaturer le texte original. Nick Atkinson met en scène la rencontre entre le BFG et Sophie avec beaucoup de tendresse, d'humanité, mais aussi d'humour. Et c'est une réussite. La fantaisie et les jeux de mots sont restés intacts dans cette adaptation signée par David Wood. Nick Atkinson et sa jeune troupe de 40 acteurs, âgés de 8 à 18 ans, ont ajouté au texte de belles idées de costumes, d'impressionnantes têtes de géants, des jeux de scènes, lumières et bruitages... qui permettent une mise en scène innovante. Se plonger dans cet article, c'est prendre un risque: celui d'avoir follement envie d'emmener vos enfants voir The BFG sur scène !

Eliza dans le rôle de la Reine d'Angleterre

De tous les livres de Roald Dahl, The BFG était son préféré
L'histoire nous emporte dans le monde inconnu des affreux géants, hauts de quinze à vingt mètres. A l'heure des ombres, Sophie, une orpheline, est enlevée par un géant vêtu d'une longue cape et muni d'une curieuse trompette, parce qu'elle l'a surpris à souffler des rêves dans les oreilles des enfants endormis. Heureusement pour elle, ce géant, contrairement à ses acolytes avides de chair fraîche, se nourrit de légumes et ne mange pas les mouflets. Aidée du BFG, Sophie va chercher un moyen de stopper ces monstres anthropophages, qui chaque nuit vont dévorer des enfants dans le monde entier. Sa Majesté la Reine d'Angleterre pourrait bien être une alliée de poids... Les personnages sont joués avec précision, proches de la caricature ou du stéréotype parfois, épinglant gentiment la société britannique.

Rhys dans le rôle du BFG

Un Géant qui se nourrit d'un répugnant légume, le « snozzcumber »
Le BFG est plus petit que les autres géants, porte de grandes oreilles, collectionne les rêves qu'il capture dans la nature comme s'il s'agissait de papillons et s'exprime dans un langage fleuri et maladroit, qui recèle des perles d'humour et de poésie. Son langage n'appartient qu'à lui, c'est un baragouin très loufoque, truffé de néologismes. Ainsi, il désigne les humains sous l'expression de « human bean », homophonie avec « human being » qui signifie être humain; sauf que « bean » signifie haricot, permettant un jeu de mots sur la notion de l'humain comme aliment. Les géants qui croquent les humains sont-ils plus vilains que les humains qui mangent les animaux ??

Nick Atkinson lors des répétitions de BFG

Nick Atkinson, un metteur en scène nostalgique et inspiré
« Ma première rencontre avec The BFG remonte à l'âge de 8 ans lorsque ce livre nous était lu le soir au lit dans notre internat. L'idée, qu'un bon gros géant de sept mètres de haut pourrait passer son énorme main à travers la fenêtre du dortoir et s'emparer de moi pour m'emmener au pays des géants, était assez impressionnante et m'a réveillé plus d'une fois au milieu de la nuit. Mon deuxième contact s'est produit quelques années plus tard, lorsque le film tiré du livre de Roald Dahl a été tourné. Mon père était alors pilote d'hélicoptère dans la Royal Air Force et les animateurs du film sont venus à Odiham, où nous vivions, pour se documenter sur les «Bellypoppers» utilisés pour capturer les géants. A la sortie du film, l'excitation était à son comble. Je me souviens avoir vu le film avec des amis, et de nos cris d'enthousiasme en voyant la scène en question ! Aussi, lorsque la question s'est posée de choisir une histoire à mettre en scène pour le prochain spectacle de Faust, le choix s'est imposé de lui-même. »

Olivia dans le rôle de Sophie

The BFG, une pièce à consommer sans modération
Cette pièce se déguste à tout âge. Les plus jeunes trembleront face aux terribles géants croqueurs d'os, applaudiront le courage de Sophie, et riront des scènes cocasses. Le BFG y va de bon c?ur dans les situations les plus incongrues ! La scène de la «frobscottle », cette boisson gazeuse dont les bulles vont de haut en bas, est notamment à mourir de rire. Quant aux plus grands, ils verront  leurs souvenirs d'enfance remonter à la surface et s'en donneront à c?ur joie avec les nombreux jeux de mots, tous plus drôles les uns que les autres. Tout le monde s'attachera à ce géant au grand c?ur qu'on souhaiterait avoir comme ami... un peu encombrant quand même. The BFG est un pur plaisir, un spectacle «scrumdiddlyumptious» qui pétille!

 

The BFG, mis en scène par Nick Atkinson, produit par Faust International Youth Theatre
Les 17, 18, 19 février à 19h30
Les 19 et 20 février à 14h30
Le 20 février à 11h00
Prix des places : Adultes 260 HKD, Enfants : 200 HKD          
Lieu : Drama Theatre, The Hong Kong Academy for Performing Arts
Réservations : www.urbtix.hk ou par téléphone au 3128 8288

Un spectacle enchanteur en anglais, pour petits et grands.

Philippine Huret (www.lepetitjournal.com/hongkong.html), jeudi 10 février 2011

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