De nombreuses entreprises européennes affirment préférer le Vietnam à la Thaïlande comme terrain d’investissement, en raison d’une plus grande quantité d’accords bilatéraux sur les échanges et une plus grande stabilité politique, tandis que la Thaïlande montre dernièrement peu de certitudes sur le plan politique, rallongeant la signature de ses accords commerciaux.


Dans une interview exclusive avec le présentateur de The Nation Thailand, Chris Humphrey, le directeur exécutif du conseil d’affaires UE-ASEAN, explique pourquoi les investisseurs ont tendance à préférer le Vietnam à la Thaïlande pour leurs investissements.
Des accords commerciaux plus favorables à l’investissement
De nombreuses enquêtes sur le climat des affaires montrent que le Vietnam est devenu l’une des meilleures destinations des investissements européens. La première raison est que de nombreux accords commerciaux ont été signés ces dernières années avec le Vietnam, lui donnant un avantage clair par rapport à la Thaïlande.
Si la Thaïlande diversifie de plus en plus ses chaînes d’approvisionnement, les accords commerciaux permettent aux entreprises de faciliter la fabrication de leurs produits au Vietnam et de les exporter à l’international, ce qui attire davantage les investissements.
Pour comparer, voici les chiffres : la Thaïlande a enregistré 10,4 milliards de dollars d’IDE en 2025, le chiffre le plus haut depuis 5 ans, tandis que le Vietnam a attiré 38,42 milliards de dollars la même année.
La nécessité de stabilité politique
Humphrey affirme que malgré ce chiffre, la Thaïlande reste compétitive au niveau régional, aux côtés de la Malaisie, de l’Indonésie ou encore des Philippines. Le plus important pour la Thaïlande est de récupérer une stabilité politique dans les mois à venir, afin d’avancer les réformes économiques. En effet, le pays a vu défiler trois Premiers ministres au cours des deux dernières années, renvoyant une image d’instabilité politique à l’international.
D’autre part, le Vietnam est fortement avantagé par l’accord de libre-échange avec l’Union Européenne signé en 2019, que la Thaïlande est encore en train de négocier, mais a pour objectif de finaliser d’ici fin 2026. Pour cela, Humphrey appuie la nécessité que le gouvernement d’Anutin Charnvirakul montre une stabilité politique et une ligne économique claire, afin de renforcer la confiance des investisseurs.
Humphrey a tenu à préciser que les entreprises européennes n’investissent pas seulement en ASEAN pour se procurer une base d’exportation, mais souhaitent investir directement dans les marchés domestiques en expansion, portés par une classe moyenne en rapide croissance.
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