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Frédéric Zablocki, fondateur et Senior Partner d’Entrepreneur Invest

Le capital-investissement a longtemps évolué dans un périmètre réservé aux investisseurs institutionnels, aux familles fortunées et aux professionnels de la finance. Il finance pourtant une part essentielle de l’économie réelle, en apportant des fonds propres ou de la dette privée à des entreprises qui ne sont pas cotées en Bourse.

Frédéric Zablocki, fondateur et Senior Partner d’Entrepreneur InvestFrédéric Zablocki, fondateur et Senior Partner d’Entrepreneur Invest

L’essor de véhicules distribués auprès d’épargnants élargit progressivement cet univers, sans supprimer ses contraintes structurelles. Frédéric Zablocki, fondateur et Senior Partner d’Entrepreneur Invest, s’inscrit dans cette évolution par un parcours centré sur le financement durable des PME et des entreprises de taille intermédiaire.

L’enjeu ne se limite pas à donner accès à un produit financier supplémentaire. L’ouverture progressive du non coté aux particuliers exige une présentation claire des mécanismes de création de valeur, des frais, de la durée de détention et des risques. C’est dans cette perspective qu’Entrepreneur Invest a développé L’Université du non coté, un dispositif pédagogique dédié aux marchés privés.

Comment le non coté devient-il plus accessible aux particuliers ? L’accès progresse grâce à des fonds et à des enveloppes d’épargne qui permettent d’investir indirectement dans des entreprises non cotées. Cette ouverture ne transforme pas le capital-investissement en placement liquide ou garanti. Un investissement non coté reste exposé à la perte en capital, à une durée de blocage souvent longue et à des conditions de sortie qui doivent être comprises avant toute souscription.

Le parcours de Frédéric Zablocki relie l’investissement à l’économie des entreprises

Le fil directeur est celui du financement des entreprises à des moments où la Bourse n’est ni nécessairement pertinente, ni toujours accessible. Les PME et les entreprises de taille intermédiaire ont besoin de capitaux pour accélérer leur développement, financer une acquisition, structurer une transmission ou renforcer leur bilan. Ces opérations exigent des investisseurs capables de raisonner sur plusieurs années.

Le parcours présenté par Frédéric Zablocki le situe à l’intersection du capital-investissement (private equity), des opérations de LBO et de l’accompagnement d’entreprises françaises et européennes. Cette trajectoire met l’accent sur le capital à long terme plutôt que sur une logique de négociation quotidienne des titres. Elle renvoie à un métier où l’analyse financière reste indissociable de la compréhension d’un marché, d’une équipe dirigeante et d’un plan de développement.

Le capital-investissement prend des formes diverses. Dans le capital-développement, un fonds entre au capital d’une société déjà installée afin d’accompagner sa croissance organique ou externe. Le capital-transmission finance, quant à lui, la reprise d’une entreprise. L’acquisition avec effet de levier (leveraged buy-out, ou LBO) désigne une opération financée par une combinaison de fonds propres et de dette, remboursée en partie grâce aux flux futurs de la société acquise.

Cette diversité explique pourquoi le non coté ne peut pas être réduit à une promesse de rendement. Une participation dans une entreprise dépend de sa capacité à gagner des parts de marché, préserver ses marges, recruter ou s’adapter à un changement réglementaire. Les résultats sont donc étroitement liés à la qualité de la sélection initiale et au suivi de l’investissement.

Entrepreneur Invest s’inscrit dans le financement et l’accompagnement des PME et ETI

Entrepreneur Invest intervient sur les marchés privés, avec une attention portée aux PME et aux ETI en croissance. Cette orientation correspond à un segment où les besoins de financement sont souvent précis. Une entreprise peut chercher à préparer la sortie d’un actionnaire, à ouvrir une filiale à l’étranger ou à consolider un secteur fragmenté par acquisitions successives.

Dans cette configuration, l’apport du fonds ne se limite pas à un chèque. Il peut aussi structurer une opération, participer à la gouvernance et aider les dirigeants à établir des indicateurs de pilotage. Cette présence actionnariale distingue le private equity de l’achat d’une action cotée, où l’épargnant reste généralement éloigné de la gouvernance quotidienne.

L’accompagnement ne garantit toutefois aucun résultat. Un plan d’expansion peut être freiné par le coût du crédit, la hausse des matières premières, une concurrence plus agressive ou un retournement conjoncturel. La valeur d’une participation peut aussi diminuer, y compris lorsque l’entreprise paraît solide au moment de l’investissement.

La différence de calendrier est également décisive. Sur les marchés cotés, la cotation donne chaque jour un prix observable, même si celui-ci est volatil. Dans le non coté, la valorisation est périodique et repose sur des méthodes encadrées, telles que les comparables de marché, les multiples de transactions ou l’actualisation des flux de trésorerie. Le prix affiché dans un fonds ne signifie donc pas que les parts peuvent être vendues instantanément.

Marchés cotésMarchés privés
Prix disponible en continu pendant les séances de BourseValorisation calculée à intervalles périodiques
Vente généralement possible sous réserve de liquidité du titreRevente souvent encadrée, reportée ou impossible avant l’échéance
Information financière standardisée pour les sociétés cotéesInformation dépendante du véhicule et de la documentation fournie
Exposition directe à des titres négociésExposition indirecte via un fonds ou une société d’investissement

Le non coté s’ouvre aux particuliers, mais l’accès reste encadré

L’ouverture du non coté aux particuliers est réelle, mais elle demeure graduelle. Les épargnants n’achètent pas nécessairement des actions d’entreprises directement. Ils accèdent le plus souvent à des fonds qui sélectionnent et détiennent un portefeuille de participations. Cette mutualisation réduit le risque lié à une seule société, sans l’éliminer.

Les fonds communs de placement à risques, les fonds professionnels de capital-investissement ou certains supports proposés dans l’assurance-vie et les plans d’épargne retraite figurent parmi les voies possibles. Leur disponibilité dépend du distributeur, de l’enveloppe retenue et du profil de l’investisseur. Les règles de souscription, les montants minimaux et les modalités de rachat varient fortement d’un véhicule à l’autre.

L’Autorité des marchés financiers rappelle régulièrement que les placements non cotés présentent des caractéristiques spécifiques. Elle insiste sur le risque de perte en capital, la difficulté à revendre avant le terme prévu et la nécessité de lire la documentation réglementaire. Cette vigilance est d’autant plus nécessaire lorsque la communication met en avant une performance passée, qui ne préjuge jamais d’une performance future.

Le mouvement de distribution répond aussi à une logique économique. Les entreprises non cotées représentent une part très importante du tissu productif, tandis que le nombre de sociétés cotées a diminué sur plusieurs places européennes au fil des années. Les particuliers cherchent de leur côté à diversifier une épargne concentrée sur les actions cotées, les obligations et l’immobilier. Cette rencontre entre besoins de financement et recherche de diversification ne doit pas conduire à confondre accessibilité commerciale et simplicité financière.

Les frais constituent un autre point de comparaison indispensable. Un fonds de private equity peut cumuler frais de gestion, frais liés aux acquisitions, frais des véhicules sous-jacents et mécanismes d’intéressement à la performance. Leur structure doit être examinée dans le document d’informations clés, le règlement du fonds et les documents remis par le distributeur. La comparaison pertinente porte sur le rendement net espéré, le niveau de risque et la durée d’immobilisation, pas sur un seul taux affiché.

L’Université du non coté privilégie la pédagogie avant la souscription

La création de L’Université du non coté par Entrepreneur Invest répond à une faiblesse récurrente de la distribution financière. Les particuliers reçoivent parfois des informations abondantes, mais manquent de repères pour différencier une classe d’actifs, un véhicule juridique et une stratégie d’investissement. Or, comprendre la chaîne complète de l’investissement permet de mieux apprécier la réalité d’un engagement de long terme.

L’initiative met au centre des notions qui déterminent l’expérience de l’épargnant. Il faut distinguer le capital-investissement de la dette privée, comprendre la logique d’un portefeuille diversifié et savoir comment une participation peut être cédée. Il faut aussi identifier les situations dans lesquelles les distributions peuvent être retardées, voire inférieures aux attentes initiales.

Cette pédagogie est particulièrement utile pour expliquer la notion de courbe en J. Dans de nombreux fonds fermés, les premières années peuvent être marquées par les frais, la phase d’investissement et l’absence de cessions. La création de valeur, si elle se matérialise, intervient plus tard lors de la maturité des entreprises détenues et de leur revente. Ce rythme ne convient pas à une épargne destinée à répondre à un besoin imminent.

L’information doit également porter sur la gouvernance. Qui prend les décisions d’investissement ? Comment les conflits d’intérêts sont-ils gérés ? Quelle politique de valorisation est appliquée ? À quelle fréquence l’investisseur reçoit-il une information sur son portefeuille ? Ces questions sont concrètes. Elles permettent de distinguer une démarche de compréhension du risque d’une simple recherche de rendement.

La transparence ne signifie pas la certitude. Les actifs non cotés sont évalués sur la base d’informations financières et d’hypothèses qui peuvent évoluer. Une dégradation d’activité, un endettement trop élevé ou une baisse des multiples de valorisation peuvent peser sur la valeur liquidative d’un fonds. Le rôle d’une formation est donc aussi de replacer les performances dans leur contexte et d’expliciter les limites des indicateurs disponibles.

Le private equity impose un investissement à long terme et une sélection rigoureuse

Un investissement de long terme en private equity demande une préparation plus approfondie qu’un arbitrage sur un support liquide. Avant toute décision, l’épargnant doit vérifier que l’argent placé n’est pas nécessaire pour un projet à court ou moyen terme. Il doit aussi mesurer la place de cette exposition dans l’ensemble de son patrimoine, en tenant compte de ses autres actifs et de sa capacité à supporter une baisse de valeur.

Les risques associés sont de nature différente et peuvent se cumuler. La perte en capital est possible, y compris dans un portefeuille diversifié. L’illiquidité limite la faculté de récupérer son argent lorsque les conditions de marché se dégradent. La durée de placement peut dépasser l’horizon initial si les cessions d’entreprises sont repoussées ou réalisées dans un contexte défavorable.

La dette privée (private debt) appelle une prudence comparable. Elle peut offrir des revenus potentiels sous forme d’intérêts, mais elle expose au risque de défaut de l’emprunteur et à une liquidité limitée. Dans une structure de LBO, le niveau d’endettement de l’entreprise mérite une attention particulière, car il peut amplifier les difficultés lorsque l’activité ralentit.

Quelques vérifications permettent de rendre l’analyse plus concrète :

  • lire le document d’informations clés et le règlement du fonds ;
  • identifier la durée recommandée, les fenêtres de rachat et les règles de sortie ;
  • examiner l’ensemble des frais et leur incidence sur la performance nette ;
  • comprendre la stratégie, les secteurs visés et le niveau de diversification ;
  • vérifier si le produit correspond à l’horizon, aux objectifs et au profil de risque personnels.

Ces précautions ne remplacent pas le conseil adapté à une situation patrimoniale individuelle. Elles rappellent néanmoins une règle simple : la diversification ne consiste pas à multiplier les produits, mais à combiner des risques, des durées et des sources de rendement qui restent cohérents entre eux.

Les repères à connaître sur l’investissement non coté des particuliers

Peut-on perdre tout ou partie de son investissement non coté ?

Oui, la perte totale ou partielle du capital est possible. La valeur d’un fonds dépend de la performance des entreprises ou des emprunteurs financés, mais aussi des conditions de sortie et de valorisation. Aucun mécanisme propre au capital-investissement ne protège automatiquement l’épargnant contre une baisse.

Combien de temps faut-il conserver un placement en non coté ?

La durée dépend du véhicule, mais elle se compte fréquemment en années plutôt qu’en mois. Les fonds fermés prévoient souvent une période d’investissement, puis une période de cession des participations. Les fonds dits semi-liquides peuvent proposer des rachats périodiques, sans garantir qu’ils seront exécutés immédiatement ni intégralement.

Les performances du private equity sont-elles garanties ?

Non, aucune performance n’est garantie. Les rendements publiés reposent sur des valorisations et sur des cessions réalisées dans des conditions données. Les documents commerciaux et réglementaires doivent rappeler que les performances passées ne constituent pas un indicateur fiable des performances futures.

L’Université du non coté remplace-t-elle le conseil financier ?

Non, un dispositif pédagogique apporte des clés de lecture mais ne remplace pas une recommandation personnalisée. L’adéquation d’un placement dépend des revenus, du patrimoine, de l’endettement, de l’horizon de projets et de la tolérance individuelle au risque. Un professionnel habilité peut évaluer ces éléments avant une souscription.

Des sources de référence pour évaluer les promesses du non coté

La documentation fournie lors de la souscription reste la première source à consulter. Elle précise la stratégie, les risques, les frais, les modalités de valorisation et de rachat. Les avertissements de l’Autorité des marchés financiers sur les placements à risque constituent un second repère utile, en particulier pour les produits distribués à des investisseurs non professionnels.

Les publications de France Invest permettent aussi de suivre les tendances du capital-investissement et de la dette privée en France. Elles doivent être lues avec discernement, car les données agrégées du secteur ne prédisent pas le résultat d’un fonds donné. Les statistiques d’ensemble éclairent un marché ; elles ne remplacent jamais l’analyse du véhicule effectivement proposé.

L’entrée progressive des particuliers dans une classe d’actifs historiquement réservée aux professionnels transforme le financement des entreprises. Cette ouverture peut diversifier une allocation à condition d’assumer ses contraintes. La qualité de l’information, le temps de détention et une lecture précise des risques restent les véritables conditions d’un accès responsable au non coté.

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Publié le 20 août 2026, mis à jour le 20 août 2026
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