Du 24 juillet au 26 août 2026, les meilleures sélections d’Asie du Sud-Est se retrouveront à l’occasion de l’ASEAN Cup, la principale compétition de football de la région. Champion en titre après son sacre en 2024, le Vietnam abordera la compétition avec le statut de favori et l’ambition de réaliser un doublé historique. Emmenés par Kim Sang-sik, les “Guerriers de l’étoile d’or” auront à cœur de confirmer leur domination régionale face à des adversaires de taille comme la Thaïlande, l’Indonésie ou encore la Malaisie.


L’ASEAN Cup, un tournoi qui entre dans une nouvelle ère
Trente ans après la première édition de la compétition sous le nom de Tiger Cup en 1996, l'ASEAN Championship s'apprête à vivre une édition charnière. Rebaptisée ASEAN Hyundai Cup 2026 après l'arrivée d'un nouveau sponsor-titre, la compétition connaît également un changement majeur de calendrier : pour la première fois depuis 1998, elle se déroule en été, du 24 juillet au 26 août, et non plus à la fin de l’année.
Le tournoi réunit dix sélections nationales d’Asie du Sud-Est, réparties en deux groupes de cinq équipes. Les deux premiers de chaque groupe accèdent aux demi-finales, disputées en aller-retour, tout comme la finale. Le Vietnam, l'Indonésie, Singapour, le Cambodge et le Timor oriental composent le groupe A, tandis que la Thaïlande, la Malaisie, les Philippines, le Myanmar et le Laos s’affronteront dans le groupe B.
Au palmarès, la Thaïlande demeure la référence avec sept titres, devant Singapour (4) et le Vietnam (3). Cette 16e édition s'annonce particulièrement ouverte, même si le Vietnam abordera la compétition avec le statut de tenant du titre.
Le Vietnam, favori sous pression
Vainqueurs de l’édition 2024 face à la Thaïlande, les “Guerriers de l’étoile d’or” arrivent avec une double ambition : conserver leur trophée et confirmer leur montée en puissance sur la scène régionale.
Pour préparer ce rendez-vous, le sélectionneur sud-coréen Kim Sang-sik a organisé un stage de douze jours en Corée du Sud, ponctué de plusieurs rencontres amicales contre des clubs locaux, avant un dernier test face au Myanmar. L'objectif était de peaufiner les automatismes et d'évaluer l'état de forme d’une équipe mêlant joueurs expérimentés, jeunes talents et joueurs naturalisés.
L’attaque reposera notamment sur Nguyễn Xuân Son (Rafaelson), meilleur buteur de l'édition 2024, tandis que le milieu Nguyễn Hoàng Đức devra continuer d'orienter le jeu vietnamien. Les jeunes joueurs, à l’image de Nguyễn Đình Bắc, incarnent quant à eux la nouvelle génération appelée à s’imposer.
La sélection devra néanmoins composer avec plusieurs absences importantes, dont celle du défenseur Đỗ Duy Mạnh, mais pourra compter sur la richesse de son groupe pour compenser les forfaits. Si les résultats obtenus depuis l'arrivée de Kim Sang-sik sont convaincants, son approche pragmatique suscite encore le débat auprès des supporters, qui espèrent voir une équipe plus ambitieuse dans le jeu.
Un titre à défendre, un statut à confirmer
Au-delà de la conquête d’un quatrième sacre continental, le Vietnam joue également sa crédibilité comme nouvelle puissance du football d’Asie du Sud-Est. Une victoire permettrait au Vietnam de rejoindre la Thaïlande parmi les sélections capables de conserver leur titre dans l’histoire de l’ASEAN Cup.
La tâche s’annonce toutefois difficile. L’Indonésie poursuit sa politique de naturalisation pour renforcer son effectif, la Thaïlande reste une référence historique malgré un renouvellement de génération, tandis que la Malaisie et les Philippines espèrent créer la surprise.
Entre continuité sportive, intégration de nouveaux profils et pression du statut de champion en titre, le Vietnam abordera cette ASEAN Cup 2026 avec une étiquette de favori qu’il lui faudra désormais assumer sur le terrain.
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