Édition internationale

À Washington, l’OIF et l’OEA s’unissent pour former des diplomates en français

À l’occasion de la Semaine de la Francophonie célébrée au siège de l’Organisation des États américains à Washington, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’OEA ont signé, le 13 mars 2025, un accord de partenariat visant à renforcer la place du français dans les relations internationales. L’initiative prévoit la formation de soixante fonctionnaires et diplomates au français des relations diplomatiques.

Louise Mushikiwabo, Albert R. Ramdin et Céline Giusti.Louise Mushikiwabo, Albert R. Ramdin et Céline Giusti.
Louise Mushikiwabo, Albert R. Ramdin et Céline Giusti lors de la signature de l'accord le 13 mars 2026 - Photo Juan Manuel Herrera/OAS
Écrit par LePetitJournal Francophonie
Publié le 14 mars 2026, mis à jour le 15 mars 2026

 

 

Un partenariat au service du multilinguisme

L’accord a été signé par la Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, le Secrétaire général de l’Organisation des États américains, Albert R. Ramdin, ainsi que par la représentante de la Mission permanente de la France auprès de l’OEA, Céline Giusti.

Il prévoit la formation de soixante agents de l’OEA et membres du Groupe des ambassadeurs francophones de Washington au français des relations internationales, une compétence linguistique essentielle dans de nombreux forums diplomatiques multilatéraux.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les organisations internationales cherchent à préserver un véritable équilibre linguistique dans leurs travaux, face à la domination croissante de certaines langues dans les échanges diplomatiques.

 

L’OEA, carrefour diplomatique des Amériques 

 

La Semaine de la Francophonie au cœur des Amériques

La signature s’est tenue dans le cadre de la Semaine de la Francophonie organisée au sein de l’OEA, un événement inscrit dans la résolution AG/RES. 2024 (LIII-O/23) adoptée par l’Assemblée générale de l’organisation en 2024.

Cette résolution reconnaît l’importance du fait francophone dans les Amériques et encourage le développement d’initiatives favorisant la diversité linguistique et culturelle au sein de l’organisation continentale.

À Washington, où se côtoient diplomates de tout le continent, la Francophonie bénéficie d’une présence active grâce au Groupe des ambassadeurs francophones, qui rassemble les représentants des pays et gouvernements partageant l’usage du français.

 

Renforcer les capacités diplomatiques en français

À travers ce partenariat, l’Organisation internationale de la Francophonie réaffirme sa volonté de soutenir l’usage du français dans les enceintes internationales et de renforcer les compétences linguistiques des diplomates et fonctionnaires travaillant dans les organisations multilatérales.

La formation proposée vise notamment à familiariser les participants avec le vocabulaire diplomatique, les usages protocolaires et les pratiques rédactionnelles propres aux relations internationales en français.

Au-delà de l’apprentissage linguistique, l’initiative entend aussi contribuer à la construction d’un environnement de travail réellement multilingue, où les différentes traditions diplomatiques peuvent s’exprimer.

 

 

Les personnalités présentes lors de la signature de l'accord - Photo : Juan Manuel Herrera/OAS
Les personnalités présentes lors de la signature de l'accord - Photo : Juan Manuel Herrera/OAS



 

La Francophonie comme passerelle entre espaces diplomatiques

En renforçant les liens entre l’OIF et l’OEA, cet accord illustre une dynamique plus large : celle d’une Francophonie active dans les Amériques, où le français demeure une langue de dialogue diplomatique, de coopération et de formation.

Dans un continent marqué par une grande diversité linguistique — espagnol, anglais, portugais et français — la promotion du multilinguisme apparaît ainsi comme un levier pour favoriser la compréhension mutuelle et le dialogue entre les États.

La formation de diplomates au français constitue, à ce titre, un investissement stratégique pour les institutions internationales, mais aussi un signal politique en faveur d’un système multilatéral plus inclusif.

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