Dans le cadre de la campagne des élections consulaires 2026, nous donnons la parole aux têtes de liste pour la 2ème circonscription des Français établis hors de France en Allemagne. Gilles Roux se présente pour la liste Horizons, Associatifs & Indépendants.


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
J’ai grandi dans le sud de la France, entre rugby et bouillabaisse. Engagé dès l’adolescence auprès de l’Entraide allemande, c’est tout naturellement qu’à la création d’ERASMUS, je suis parti à Tübingen (Baden-Württemberg) pour poursuivre mes études de droit. Sans même m’en apercevoir, cela fera bientôt quarante ans que je suis Français de l’étranger.
Marié à une ressortissante belge et père de deux grandes filles scolarisées dans le système allemand, j’ai vécu l’Europe et le multiculturalisme au quotidien, à chaque repas de famille.
Mon engagement politique auprès du parti Horizons, présidé par Edouard Philippe, remonte à la création du mouvement en 2021.
Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger (CfdE)?
Les membres de notre liste sont des CfdE sortants, d’anciens CfdE ou encore des membres très actifs d’associations françaises de notre circonscription. Tous partagent la conviction qu’au-delà du rôle défini par la loi, le CfdE doit se mettre à la disposition de nos concitoyens pour les orienter, les accompagner et les soutenir face aux défis quotidiens de l’expatriation, qu’il s’agisse de première, deuxième, voire troisième génération.
Avec Virginie Duthoit, deuxième de notre liste, et Jean-Marie Langlet, CfdE sortant, membre de l’AFE et président du Conseil consulaire de 2021 à 2024, nous souhaitons également que le CfdE soutienne tout effort visant à renforcer le lien armée-nation ainsi que la mise en place de la journée de mobilisation (ancienne Journée Défense et Citoyenneté – JDC), un enjeu encore plus complexe à accompagner à l’étranger.
Comment avez-vous constitué votre liste ?
Cela s’est fait assez naturellement entre personnes engagées de la circonscription qui avaient soit travaillé ensemble, au cours des quatre dernières années, sur des sujets associatifs et sociaux, soit déjà fait campagne ensemble lors des précédentes élections consulaires. Bien souvent, il s’agissait des mêmes personnes.
Le projet que nous portons en tandem avec Virginie a rapidement su rassembler des sensibilités en majorité de droite et du centre droit, mais pas seulement, et surtout une équipe profondément attachée à l’Europe et à l’amitié franco-allemande, refusant aussi bien les extrêmes de droite que de gauche.
Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
À travers ces élections, nos concitoyens choisissent celles et ceux qui les accompagneront et les soutiendront localement afin d’affronter les difficultés qu’ils rencontrent et de faire le lien avec les autorités consulaires. Bon nombre des situations auxquelles les Français de l’étranger sont confrontés dépassent cependant le simple cadre des textes de loi français et nécessitent une véritable expertise du vécu que nous souhaitons mettre à leur service. Grâce à son réseau, le CfdE peut orienter vers les acteurs locaux capables d’apporter des solutions, lorsque celles-ci ne se trouvent ni au consulat ni dans les organismes administratifs français.
Enfin, l’implication parfois très visible d’élus nationaux, structurellement éloignés des réalités de notre circonscription, rappelle aussi que le CfdE est un grand électeur participant à l’élection des sénateurs des Français de l’étranger (FdE). La prochaine élection sénatoriale aura lieu en septembre 2026, soit quelques mois avant la prochaine élection présidentielle. Voter aux consulaires, c’est donc aussi participer indirectement à façonner le Sénat qui représentera les Français de l’étranger.
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
Les défis sont multiples et tellement nombreux qu’il serait difficile de tous les traiter ici de manière exhaustive.
Certains sont liés à la taille de la circonscription et à l’éloignement de nombreux Françaises et Français des postes consulaires. D’autres concernent, par exemple, le maintien de la langue française au sein des familles qui n’ont ni les moyens financiers ou ni la proximité géographique nécessaires pour scolariser leurs enfants dans une école française. Grâce à Bénédicte Defever, nous comptons sur notre liste l’une des personnes les plus engagées dans la mise en place de la HSU (Herkunftssprachenunterricht) en Nordrhein-Westfalen. Tous ses talents d’avocate ont été mis à rude épreuve afin que le français puisse y trouver pleinement sa place.
Enfin, et surtout, il faudra profiter des six années du mandat pour mieux faire connaître le rôle du CfdE, son utilité concrète au-delà des textes, et travailler sans relâche, en tant qu’élus, à renforcer la participation aux élections locales comme nationales. C’est une responsabilité essentielle pour la vitalité de notre démocratie et pour la reconnaissance des droits des Français de l’étranger. Car si les Français de l’étranger participent peu aux scrutins, leurs préoccupations risquent inévitablement de peser moins lourd aux yeux de Paris.
Sur ce point démocratique, notre engagement est total.
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