Édition internationale

Saliha Ouammar pour la liste "CITOYEN.NE.S ENGAGÉ.E.S – ECOLOGISTES ET SOLIDAIRES"

Dans le cadre de la campagne des élections consulaires 2026, nous donnons la parole aux têtes de liste pour la 2e circonscription des Français établis hors de France en Allemagne. Nathalie Ouammar se présente pour la liste CITOYEN.NE.S ENGAGÉ.E.S – ECOLOGISTES ET SOLIDAIRES.

Saliha OuammarSaliha Ouammar
Écrit par Nicolas Ghandour
Publié le 7 mai 2026

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ? 

J'ai grandi près de Metz, élève puis étudiante boursière, je suis ce que l'on peut appeler un bel exemple de réussite de l'École de la République.

Installée en Allemagne depuis 38 ans, je suis mariée depuis 34 ans avec mon mari allemand originaire de Düsseldorf. Nous y avons fondé une famille multiculturelle, européenne, binationale. J'ai été élue conseillère municipale à Düsseldorf en 2020 pour B90/die Grünen.

Diplômée en Etudes Germaniques et Scandinaves, Licenciées en Administration Publique et Dipl. Dolmetscherin, j'ai travaillé comme Interprète de conférences agréée auprès des Institutions Européennes. J'ai fait le choix de travailler exclusivement pour le service public européen. 

Je suis Conseillère des Français de l´étranger depuis 2021, élue à l'Assemblée de Francais de l'Etranger et Présidente du Conseil consulaire de Francfort depuis 2024.

 

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ? 

Pour avoir exercé ce mandat depuis 2021 et avoir siégé  à l'Assemblée des Français de l'Etranger, je dirais que la mission principale des CFDE c'est de faire vivre ce mandat en se l'appropriant pleinement pour lui donner corps et sens. Les textes nous donnent compétence pour "toutes les questions consulaires ou d'intérêt général, notamment culturel, éducatif, économique et social, concernant les Français établis dans la circonscription". Cela suppose d'être solide sur le fond, de lire les textes, de s'informer et d'être un ou une élu.e au sens noble du terme. 

Ces citoyens bénévoles, issus du suffrage universel sur la base d'un programme et de valeurs, représentent leurs compatriotes auprès des administrations consulaire et diplomatique et auprès du gouvernement. 

 

Comment avez-vous constitué votre liste ? 

Nous sommes partis de l'équipe de la campagne précédente, réunie autour du même projet d'union de la gauche et de l'écologie.  Nous étions restés en contact, via nos multiples engagements associatifs ou lors des diverses élections organisées ces dernières années.  La question est non seulement de qui "veut" s'engager mais aussi qui "peut" s'engager, car la politique ne doit pas être une affaire de notables. Plusieurs critères ont joué un rôle, parmi lesquels je citerais :  la disponibilité pour l'exercice du mandat, l'expérience professionnelle et/ou politique, la représentation géographique, la diversité des profils, mais aussi la motivation des uns et des autres. 

 

Pourquoi est-il important pour les Français de l'étranger de prendre part à ces élections consulaires ?

Le taux d'abstention est malheureusement beaucoup trop élevé car les Français de l´étranger connaissent peu ce mandat. Nous avons la chance d'avoir ces représentants, élu.e.s de proximité, qui ne cessent de relayer nos problématiques jusqu'à  Paris. Cela se fait par plusieurs niveaux : consulats, Ambassade, Ministères, Gouvernement, Parlement (Assemblée Nationale et Sénat). Ces élu.e.s des Français de l´étranger nourrissent la réflexion au niveau national. Inversement, les textes adoptés à Paris ont un impact sur nos vies à l´étranger. Il est donc important de voter pour ce scrutin car les CFDE sont également des grands-électeurs qui éliront ensuite directement des sénateurs et sénatrices représentant les Français établis hors de France. Tout comme en 2021, les candidat.e.s de notre liste s'engagent à voter pour des sénatrices et sénateurs de gauche et de l'écologie. 

 

Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?

De mon point de vue, il n'y a pas "un" défi mais plusieurs et il serait injuste de les hiérarchiser. Nous avons certes la chance de vivre dans un pays de l'Union Européenne, proche de la France, doté d'un bon système scolaire et social. Hormis certaines différences linguistiques ou culturelles, les Français de ma circonscription partagent somme toute les mêmes préoccupations que les Allemands : problèmes d'accès au logement, coût de l'énergie, inflation, les incertitudes liées au financement des régimes de retraite ou d'assurance maladie, impact du dérèglement climatique.

Toutefois, nous suivons et continuerons de suivre de très près trois problématiques spécifiques. D'une part, celle de l'accès à un enseignement en langue française pour les jeunes Français et Franco-allemands. Que ce soit par le biais d'un établissement français à l'étranger sous la forme d'une aide à la scolarisation (système des bourse) ou par le biais d'associations FLAM (Français Langue Maternelle) ou encore celui de dispositifs de type HSU (Herkunftssprachlicher Unterricht). Il y a encore beaucoup à faire pour assurer la transmission de notre belle langue. 

D'autre part, nous suivons avec attention l'émergence d'une problématique qui pourrait constituer un défi  à l'avenir: celle des Françaises et Français vieillissants, isolé.e.s ou vulnérables de notre circonscription..

Enfin, l'expérience du mandat précédent nous a montré que nos compatriotes ont un grand besoin d'informations sérieuses et désintéressées concernant  le fonctionnement de la sécurité sociale, de la fiscalité et de la retraite. J'y ai déjà consacré une partie de mon mandat et compte bien poursuivre cet effort sur le prochain.

 

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