Édition internationale

Les réactions des pays à travers le monde face aux frappes contre l’Iran

Après l’offensive lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, les réactions internationales se multiplient. La France, les Pays-bas, la Chine et plusieurs pays d'Afrique réagissent à l'offensive américano-israélienne, depuis samedi 28 février.

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©Mohammed Ibrahim
Écrit par Manal Oumaline
Publié le 3 mars 2026

 

 

 

Les frappes menées par les États-Unis, avec l’appui d’Israël, ont visé Téhéran et plusieurs grandes villes iraniennes. Une offensive qui a rapidement déclenché des ripostes de l’Iran et ravivé les tensions dans toute la région.

 

L’Occident affiche sa fermeté

En France, le président Emmanuel Macron a évoqué un conflit aux “graves conséquences pour la paix et la sécurité internationale”. Paris appelle à une désescalade et met la pression à Téhéran pour reprendre des négociations sur son programme nucléaire et balistique. Dans une déclaration commune, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni affirment ne pas avoir participé aux frappes, tout en condamnant les attaques iraniennes dans la région. Paris, Londres et Berlin se disent prêts à des "actions défensives" pour "détruire à la source la capacité de l'Iran à tirer des missiles et des drones".

D’autres pays soutiennent plus clairement Washington. Le Premier ministre australien Anthony Albanese a appuyé l’action américaine pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. L’Ukraine et la Suède pointent également la responsabilité de Téhéran dans l’escalade. L'Iran a mis en garde les pays européens contre toute implication dans la guerre l'opposant à Israël et aux États-Unis.

 

Les appels à la retenue se multiplient

À l’inverse, la Russie dénonce une “aventure dangereuse” et accuse les États-Unis de vouloir déstabiliser le gouvernement iranien. La Chine condamne elle aussi les opérations militaires et appelle à un cessez-le-feu, s’inquiétant notamment des conséquences économiques, en particulier sur l’approvisionnement en pétrole.

Le Pakistan condamne des “attaques injustifiées”, tandis que le Hamas parle “d’agression” contre l’ensemble de la région. Au Liban, les autorités redoutent d’être entraînées dans le conflit, notamment via le Hezbollah pro-iranien. En Espagne, le Premier ministre Pedro Sanchez rejette à la fois l’action militaire américaine et israélienne et les ripostes iraniennes. Les Pays-Bas appellent également à éviter toute nouvelle escalade. Sur le continent africain, l’Union africaine alerte sur les risques pour la stabilité mondiale, notamment en matière de sécurité alimentaire et de marchés énergétiques. En Afrique du Sud, le président Cyril Ramaphosa estime que l’argument de la “frappe préventive” ne relève pas de la légitime défense. Du Sénégal au Tchad en passant par le Maroc, plusieurs capitales africaines réclament un cessez-le-feu immédiat.

Face à l’escalade, plusieurs dirigeants appellent à calmer le jeu. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen insiste sur la “retenue maximale” et la nécessité de garantir la sûreté nucléaire. L’Union européenne évoque une situation périlleuse et rappelle l’importance de protéger les civils.

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