Yan Chantrel, sénateur des Français établis hors de France a adressé une lettre à l’intention du Président de la République avec 70 de ses collègues parlementaires, ce 17 juin 2026. Cette lettre dénonce les coupes budgétaires à l’intention de l’Agence Universitaire de la Francophonie et alerte sur les conséquences.


Yan Chantrel, sénateur des Français établis hors de France, a annoncé ce 17 juin 2026 avoir écrit une lettre à l’intention du Président de la République pour l’alerter sur l’avenir de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), avec 70 collègues parlementaires.
La contribution du gouvernement à l’AUF a baissé
La lettre interpelle sur les réductions de la contribution française au budget de l’Agence Universitaire de la Francophonie et dénonce une “situation très préoccupante”. L’AUF réunit plus de 1 000 établissements d’enseignement supérieur et de recherche utilisant le français dans près de 120 pays.
En 2025, la contribution a baissé de 41%, en passant de 22 millions d’euros à 13 millions d’euros. D'après Yan Chantrel, cette baisse l’a obligée à licencier près de 130 personnes en France et sur différents sites implantés dans le monde, “bien que l’AUF ait engagé des efforts pour faire évoluer son modèle économique et ait diversifié ses sources de financement”.
D'après Yan Chantrel, l'AUF a licencié près de 130 personnes en France et dans le monde à cause des coupes budgétaires.
Le budget de 2026 pour l’AUF
Pour 2026, le sénat a annoncé que le gouvernement français prévoit d’établir sa participation au budget de l’AUF à 8 millions d’euros, soit une baisse de 64 % sur deux ans. Dans cette lettre, le sénateur dénonce “des conséquences funestes pour l’AUF : des dizaines de cadres et d’universitaires supplémentaires qui vont voir leur emploi menacé, des activités engagées ou planifiées qui seront remises en cause, et de nombreux espaces de services de l’AUF qui vont devoir fermer dans les pays d’accueil du monde entier. L’agence pourrait même être contrainte de mettre la clef sous la porte.”
En 2025, Yan Chantrel avait déjà réalisé une interpellation auprès du président de la République, accompagné de 46 de ses collègues. Cette année, il conclut cette lettre en demandant un nouvel examen des coupes budgétaires prévues pour 2026 et un rétablissement de la contribution française au budget de l’AUF. “À défaut, l’octroi d’un soutien exceptionnel permettant de préserver ses capacités d’action et d’accompagner la transition engagée par l’Agence nous paraît indispensable,” conclut-il.
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