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Le troll Covid-19 : tentative d'explication

Par Sophie M. | Publié le 20/04/2020 à 17:20 | Mis à jour le 20/04/2020 à 18:36
Photo : Rosenørns  Allé, Copenhague - Sophie M.
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Au Danemark, depuis le 14 avril, après 5 semaines de confinement, les jardins d’enfants, les écoles primaires et les classes de terminales sont opérationnels et suivent les recommandations sanitaires du gouvernement danois. Les petits commerces hormis la restauration reprennent leurs activités, ainsi que les entreprises du tertiaire. Quels facteurs ont aidé à gérer cette crise sanitaire ?

 

 

Une certaine agilité

Pour ouvrir de nouveaux chemins de commerce, la force des vikings repose sur une flotte agile avec peu d'embarcations. 

Les batailles vikings ne ressemblent pas aux campagnes militaires napoléoniennes ni aux grandes croisades. 

La crise de Covid-19 demande dextérité. Qu’à cela ne tienne. Les danois y font face avec maîtrise, agilité et discipline .

 

Trolls Copenhague mythologie scandinavie

Rosenørns  Allé, Copenhague - Sophie M. 

 

Les trolls : ces êtres imaginaires à éviter

L’imaginaire des enfants danois est bercé par les récits imaginaires de trolls, loin des fables de La Fontaine ou des contes de Perrault.

Le COVID-19, un troll de plus à éviter ! 

Au sens figuré, le troll désigne dans les pays scandinaves un individu ayant un comportement inapproprié, violent ou agressif. Bref, un être redouté. Un enfant danois ne s’identifie pas au prince charmant de “la belle au bois dormant”. Dans son imaginaire, le troll est bien présent et il ne faut surtout pas lui ressembler.

 

Littérature et cinématographie

Les scandinaves, peuples les plus heureux du monde ont aussi la littérature la plus noire de toute l'Europe. Pour exemple, “la petit fille aux allumettes” de Hans Christian Andersen, les poèmes de Henrik Ibsen, “le festin de babette” de Karen Blixen, “la chute du roi” de J. Jensen entre autres. 

A croire que le verre est toujours à moitié vide pour un danois. 

Ou à moitié plein.

Un danois est habitué au pire. Aucun effet de surprise.

 

Connaissance de la Nature

Le peuple scandinave est très attaché au concept de friluftsliv, la quête permanente de la vie au grand air. Concept norvégien issue des coutumes vikings. C’est un art de vivre qui s’enseigne dès l’école et se partage avec les collègues, la famille et les amis. Camper au bord d’un lac, marcher des heures dans la forêt, pêcher au bout d’une jetée, enchaîner avec une balade à vélo le long des dunes ou une sortie en kayak ou en bateau, profiter d’un picnic devant un coucher de soleil, tout est bon pour se retrouver en communion avec la nature sauvage. 

La crise du Covid a été ressenti ici comme un danger naturel, plus qu’une gestion de crise politique.

Les mots du discours de la première ministre ont suffi à faire comprendre la nature du danger du Covid-19.  Habitués aux tempêtes en mer, les danois sont rentrés très rapidement aux ports et aux abris.

 

Hygge : la tradition de rester chez soi 


 

Copenhague Sans Souci

“Sans souci” - façade de bâtiment sur Frederiksberg Allé

 

Rentrer chez soi n’est pas nouveau pour les danois habitués aux longs mois d’hiver avec peu de luminosité.

Le hygge est un concept danois très à la mode qui a fait l'objet de nombreux articles et livres hors des frontières du pays.

Le hygge, c'est penser à son intérieur : douillet, meublé avec des lignes épurées des designers danois, entouré de plaids, de bougies, de plantes vertes et de bouquets de fleurs. C’est aussi penser à cuisiner des petits plats en toute simplicité. C’est profiter dès que possible des choses simples de la vie.

Le printemps est très ensoleillé et les températures des plus agréables. Le concept de hygge chez soi va donc être durement éprouvé les trois semaines à venir avec le retour des beaux jours.

 

 

A ce jour, le Danemark a recensé moins de 380 cas de décès du Covid-19. Le gouvernement reste en alerte pendant cette période de remise en activité partielle jusqu’au 11 mai.


 

 

Sophie M.

Sophie M.

Je rêvais d’ailleurs ! Une douzaine de déménagements plus tard, sur deux continents, j’ai plaisir à partager l’insolite et les belles choses de Copenhague.
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Joelle Borgida

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