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Camille Bolz, une Franco-Allemande dévouée à Düsseldorf Accueil

Par Jean Coudray | Publié le 14/11/2019 à 08:20 | Mis à jour le 14/11/2019 à 21:28
Photo : Camille Bolz
Camille Bolz Accueil Düsseldorf Association

La présidente de l'association Düsseldorf Accueil affiliée à la Fédération Internationale des Accueils Français et Francophones d'Expatriés (FIAFE) a répondu à nos questions au détour d'un entretien.

Camille Bolz est originaire de la région parisienne. Âgée de 41 ans, elle est arrivée en Allemagne en 2013 et possède la double nationalité franco-allemande depuis 2017. Elle est devenue présidente de Düsseldorf Accueil la même année à la suite d'élections internes, pour un mandat de 2 ans qui n'est renouvelable qu'une fois, en février prochain. Mère de deux filles dont l'une finit son cursus au Lycée Français, diplômée d'une école de commerce, elle a travaillé dans l'industrie agro-alimentaire avant de s'installer avec son mari allemand dans la capitale de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Si elle est arrivée outre-Rhin en « trainant les pieds » malgré une expérience Erasmus en 2000-2001, elle se plait aujourd'hui à animer Düsseldorf Accueil, l'une des plus grosses antennes du réseau associatif Accueils affilié à la FIAFE (Fédération Internationale des Accueils Français et Francophones d'Expatriés) ; une activité chronophage mais passionnante.


Lepetitjournal.com/cologne : qui participe au sein de Düsseldorf Accueil et comment l’association s'organise-t-elle ?

Camille Bolz : tout d'abord notre bureau est très mixte en termes d'origines géographiques, nous avons la chance d'avoir une vice-présidente belge, une trésorière allemande, notre secrétaire est française. Nous sommes avant tout une association de francophones et non de Français, notre spectre d'adhérents est donc très large. Nous avons environ 300 familles qui participent au sein de l'association. Il peut s'agir de familles qui changent très souvent de pays et savent qu'ils repartiront un jour où l'autre, mais aussi par exemple de couples installés définitivement qui s'intègrent peu à peu à la société allemande mais désirent garder le contact avec leur langue, leur culture, et partager des moments de convivialité dans un cadre francophone. Aussi nous attirons des Allemands francophiles.


Quel sont les principes fondamentaux de l'association ?

Nous valorisons l'entraide entre les gens installés qui connaissent très bien la ville et la région et les nouveaux-venus. Outre les soirées de bienvenue à la rentrée, nous fournissons une aide générale toute l'année, comme des bons plans immobiliers ou culturels, des adresses utiles notamment dans le domaine médical comme la pédiatrie pour les enfants, des petites annonces, ou même une aide pratique et matérielle si besoin. Nous avons aussi des responsables par quartier pour faciliter les liens entre les membres et la communication par rapport à la taille de l'association. Nous gérons l'association comme une petite entreprise, avec un budget relativement conséquent et un déroulé précis des évènements et activités que nous mettons en place.


Quelles sont les activités proposées au sein de l'association ?

Au-delà du relationnel et de l'apport d'informations, nous organisons bien évidemment des visites guidées de musées ou d'entreprises avec un traducteur, des cafés de quartier, des ateliers cuisine ou couture, des cercles de lecture, nous allons à des vernissages, des concerts, des projections de films, et faisons du sport ensemble. Il y a toujours quelque chose de prévu au calendrier et une volonté de roulement et de diversité des activités pour satisfaire tous les membres. Par exemple, nous nous sommes mis au Mahjong récemment, une activité qui n'existait plus depuis pas mal de temps au sein de l'organisme. Toute idée d'un de nos membres sera toujours bonne à prendre tant qu'elle plait à d'autres.
 

Le bureau élargi de l'association Düsseldorf Accueil
©Düsseldorf Accueil




Comment analysez-vous la rivalité entre les villes de Düsseldorf et Cologne ?

C'est gentillet, il s'agit d'une rivalité régionale comparable à Bordeaux et Toulouse en France. Nous appelons Cologne « La ville interdite », mais c'est une rivalité inoffensive, les Colonais sont juste jaloux de ne pas être la capitale de la Rhénanie-Du-Nord-Westphalie alors qu'ils sont plus nombreux. La bière n'est pas la même non plus.


Comment qualifiez-vous la politique d'accueil des expatriés de la ville de Düsseldorf ?

Düsseldorf est une ville importante en Allemagne, le siège de nombreuses grandes entreprises d'industrie lourde, ce qui attire de nombreux étrangers à fort pouvoir d'achat. 25% de la population de la ville n'est pas allemande. La mairie fait beaucoup d'efforts pour que l'on se sente bien ici, deux agents travaillent de manière permanente à ce que les relations entre expatriés et autochtones se passent sans encombre. Il y a une forte communauté japonaise, la plus grande en Europe, et nous sommes quand même 8000 Français à habiter ici. Début juillet, la ville organise d’ailleurs la « Frankreich Fest » en notre honneur. Beaucoup de salons internationaux ont lieu ici comme le salon nautique ou le salon du vin, ce qui crée un brassage d'individus du monde entier toute l'année et le maire, Thomas Geisel, est un très bon ambassadeur de la ville à l'international, il voyage lui-même beaucoup.


Comment comptez-vous continuer à vous développer ?

Nous utilisons beaucoup les réseaux sociaux, nous essayons de poster une photo chaque jour sur les comptes Facebook et Instagram de l'association, les trentenaires en sont friands et j'aime faire ça. Aussi, le modèle social change doucement, les Allemands ont toujours des enfants relativement tard par rapport à la France mais les hommes sont de plus en plus impliqués dans la vie familiale et donc on les voit s'impliquer et participer plus activement à la vie associative. Le modèle de la mère qui s'occupe toute la journée de ses enfants et doit passer par son mari absorbé par le travail pour prendre une décision au sein du foyer est en train d'évoluer pas à pas et c'est tant mieux.

 

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