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Retour sur le festival hindou Thaipusam : Âmes sensibles s’abstenir…

Par Capucine Canonne | Publié le 25/02/2020 à 01:00 | Mis à jour le 26/02/2020 à 09:32
Photo : @alexandrelebeaudour
thaipusam chennai india 2020

Thaipusam, festival hindou principalement célébré par la communauté tamoule avait lieu ce mois-ci, particulièrement le 8 février dernier,  jour de pleine lune. Coloré, très festif, il fait surtout froid dans le dos…

Lepetitjournal.com de Chennai prévient immédiatement : si vous êtes sensibles, abstenez-vous de regarder les photos qui accompagnent cet article, cela fait froid (et très mal) dans le dos…

Quelles sont les origines du festival ?

Thaipusam célèbre l'anniversaire de naissance du Seigneur Murugan (également appelé Subramanium) le plus jeune fils du Seigneur Shiva et de la Déesse Parvati. Le festival commémore aussi le conte mythologique où le seigneur Murugan vainc le démon maléfique Soorapadman avec une lance. L’évènement est célébré pendant dix jours, à partir du jour de la pleine lune. Des milliers de fidèles se rassemblent dans les temples pour prouver leur dévotion. On prie particulièrement pour surmonter les obstacles et vaincre le mal. Cette célébration est très importante non seulement en Inde, mais aussi dans des pays comme la Malaisie, Singapour, les États-Unis, le Sri Lanka, la Thaïlande et d'autres pays où la communauté tamoule est présente. À la différence de Deepavali, [une fête suivie par de nombreuses religions en Inde], Thaipusam n’est célébré que par les hindous, et surtout d'origine tamoule.

 

thaipusam chennai india 2020
@alexandrelebeaudour - photos prises sur OMR à Chennai  - février 2020 

 

Comment Thaipusam est-il célébré ?

Les fidèles se préparent au festival en se purifiant spirituellement par la prière et le jeûne pendant environ 48 jours. Ce n’est pas tout. Pour les plus fervents, les règles sont de prendre un bain deux fois par jour dans de l'eau froide, ne pas se livrer à des plaisirs familiaux ou conjugaux, ne pas se couper les cheveux et visiter le temple tous les jours. Enfin, le jour de la fête, ils se rasent la tête et partent en pèlerinage sur un itinéraire déterminé tout en accomplissant divers actes religieux, notamment porter différents types de kavadi (comprenez des fardeaux). Ainsi, certains hindous portent simplement un pot de lait mais d'autres portent des fardeaux sur la chair en perçant la peau, la langue ou les joues avec des brochettes ou des crochets...

L'une des pénitences la plus dure et étonnante est le vel Kavadi.  Il s'agit d'un « Autel » portatif à environ 2m de hauteur, où sont accrochés les plus grands dévots, percés dans la peau sur la poitrine ou le dos. Ceux-ci entreraient en transe, ne ressentant aucune douleur, ne saignant pas et n’ayant pas de cicatrices de leurs blessures auto-infligées. On peut s’en douter, cette offrande nécessite beaucoup de volonté et de dévotion ! Amener Kavadi au Seigneur Murugan leur assurerait une grande bénédiction et de la fortune à toute la famille. Mais comment ne ressentent-ils pas la douleur ? Difficile de répondre à cette question… Paroles de perceurs, tout est dans la préparation de son corps et son esprit. ; « rien ne peut se faire sans un corps, un esprit et une âme propres » évoque l’un d’eux. Avant de se lancer, les perceurs aident les adeptes à entrer dans un état de transe pour détourner leurs sensations de douleur. Ils utilisent ainsi de l’encens, font du bruit et entonnent des prières. Leur principal but est de percer la peau en exerçant une pression juste suffisante pour ne pas faire couler de sang. Un travail chirurgical qui demande énormément de concentration et de préparation. D’ailleurs, la plupart des perceurs jeûnent aussi pour être dans ce même état de transe que les fidèles percés. "Même s'il y avait du sang, seules une ou deux gouttes de sang en sortiraient. Normalement, nous pressons le Thiruneeru, ou cendre sacrée, sur la blessure. Mais nous essayons d’éviter au maximum l’utilisation de produits chimiques, nous essuyons simplement le sang avec un chiffon propre pour maintenir l'hygiène" raconte un autre perceur.

 

Retour en images sur cet évènement à Chennai. Toute âme sensible s’abstenir ! 

Thaipusam chennai OMR 2020
@Alexandrelebeaudour - photos prises sur OMR à Chennai dimanche 23 février 2020 

 

Thaipusam chennai OMR 2020
@Alexandrelebeaudour - photos prises sur OMR à Chennai dimanche 23 février 2020 

 

thaipusam kavadi chennai OMR 2020
@Alexandrelebeaudour - photos prises sur OMR à Chennai dimanche 23 février 2020 

 

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Capucine Canonne

Directrice de la publication et rédactrice en Chef de l’Edition lepetitjournal.com de Chennai. Jeune maman et expatriée pour quelques années en Inde, elle rejoint l’équipe en août 2019 ; un prolongement de ses expériences en radio, TV et presse écrite.
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