Samedi 18 septembre 2021

Les agriculteurs Indiens appellent à un blocus ferroviaire national

Par lepetitjournal.com de Chennai | Publié le 16/02/2021 à 01:01 | Mis à jour le 16/02/2021 à 01:01
Photo : Agriculteurs lors du Republic Day à Delhi le 26 Janvier 2021
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Les agriculteurs ne faiblissent et ont appelé à un blocus ferroviaire national le 18 Février. On fait le point ici.

 

La protestation ne faiblit pas

Pour preuve, les médias internationaux commencent de plus en plus à parler des tensions entre les agriculteurs Indiens et le Gouvernement. Le 9 février, des échauffourées ont eu lieu à New Delhi entre les forces de sécurité et des membres de l'aile jeunesse du Congrès national indien (opposition). Les troubles ont eu lieu après que des manifestants aient tenté de marcher du Jantar Mantar Monument au bâtiment du Parlement. La police locale et les forces paramilitaires restent en place sur les plus grands sites de protestation au point de passage de Ghazipur entre New Delhi et l'Uttar Pradesh, et aux frontières de Singhu et Tikri avec l'Haryana. Des sit-in à Shahjahanpur (Rajasthan) près de la frontière entre le Rajasthan et l'Haryana se poursuivent, ce qui risque de perturber la circulation de certaines routes nationales.

Par ailleurs, les organisations d'agriculteurs ont appelé à un blocus ferroviaire national entre 12h00 et 16h00 (heure locale) le 18 février (entre autres le long de la ligne ferroviaire Delhi-Jaipur). Elles ont également menacé d'organiser des manifestations dans les États du Gujarat, du Maharashtra, du Tamil Nadu et du Bengale occidental. Les agriculteurs ne lâchent rien et exigent que le gouvernement décide d'une date pour le prochain cycle de négociations.

 

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Rappel des faits et de la source des tensions

Contre quoi protestent les agriculteurs ? Trois législations sont au centre des préoccupations - le Farmers' Produce Trade And Commerce (Promotion And Facilitation) Bill ; le Farmers (Empowerment and Protection) Agreement on Price Assurance and Farm Services Bill ; et le Essential Commodities (Amendment) Bill. Ces projets de loi, adoptés en septembre 2020 visent à remplacer l'ordonnance de 2020 sur le commerce et les échanges de produits agricoles (promotion et facilitation) et l'accord des agriculteurs (autonomisation et protection) sur l'assurance des prix et l'ordonnance sur les services agricoles de 2020, promulgués le 5 juin dernier. Les manifestants voient en ces nouveaux projets de lois un véritable risque de concurrence déloyale et des restrictions d’exportations ; Ils craignent aussi, entre autres, que la disposition relative au règlement des litiges ne protège pas suffisamment les intérêts des agriculteurs (face aux commerçants).  "Le gouvernement devrait adopter des lois qui punissent les acheteurs privés qui se procurent des produits agricoles en dessous des normes minimales. Cela garantira nos ventes", déclarait l'un des manifestants en septembre dernier.

Des manifestations régulières ont lieu depuis le mois de septembre, mais aussi des blocus comme celui d’Octobre dernier ainsi qu’au début du mois de février. Concrètement, lors du précédent blocus ferroviaire des agriculteurs (le 6 février), les perturbations associées avaient été principalement signalées dans l'Haryana, le Pendjab et le Rajasthan. Le blocus ferroviaire du 18 février aura probablement un impact similaire.

 

source : SOS  International 

 

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1 Commentaire (s) Réagir
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Frederic mar 16/02/2021 - 09:27

Merci de cet article ! Pour resumer, je dirais qu'est en question tout le système de stabilisation des prix agricoles par l'Etat, en particulier pour le riz et le blé. Dans les régions autour de Delhi où se concentrent les manifestations, cette stabilisation passe par des marchés reglementés (mandis) dont le monopole officiel va disparaitre. Du coup les agriculteurs craignent que l'Etat n'achete plus dans ces marchés, et que les prix planchers ne soient donc plus respectés. New Delhi a beau dire que l'intervention de l'Etat demeurera possible (les mandis n'existaient de toute façon pas dans tous les Etats) et que les prix planchers ne sont pas supprimés, les manifestants ne le croient pas. Par ailleurs, si l'Etat achetait moins de grains, les stocks publics fonderaient, et la redistribution par le Public Distribution System de blé et riz subventionnés aux ménages pauvres pourrait disparaitre. Cela fait des années que New Delhi cherche à remplacer ces distributions en nature par des virements bancaires.

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