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Les boeufs sacrés cambodgiens prédisent une récolte abondante

Par Lepetitjournal Cambodge | Publié le 23/05/2019 à 20:00 | Mis à jour le 23/05/2019 à 20:00
Photo : Les boeufs royaux lors de la fête du sillon sacré. Crédits : Khem Sovannara et El Vattanac / AKP
boeufs sacres cambodge

A l’occasion de la fête du sillon sacré, les boeufs sacrés royaux ont mangé du maïs, des haricots et du riz. D’après la tradition cambodgienne, cela annonce de bonnes récoltes pour l’année à venir.

Le Cambodge a célébré mercredi 22 mai la fête du sillon sacré, qui annonce le début de la saison des cultures, dans la province de Takéo en présence du roi Sihamoni. Ouch Phea, gouverneur de la province de Svay Rieng, roi de Meak pour l’occasion, conduisait une des charrues, alors que son épouse incarnait la semeuse Méhour en fin de cortège.

Après le labourage de la « rizière royale » dans le stade de la ville de Daun Keo, deux bœufs sacrés ont été conduits devant sept plateaux garnis de paddy (le riz entouré de son enveloppe), de haricots, de maïs, de sésame, d’eau, de vin de riz et d’herbe. Les bovins ont mangé 90% du maïs et 85% des haricots et du riz.  D’après les prêtres brahmanes et astrologues de la cour, cela augure de bonnes cultures de maïs, de haricots et de riz dans tout le pays cette année. Les boeufs sacrés avaient montré un intérêt similaire pour ces denrées l’année précédente, alors que la cérémonie était organisée dans la ville de Svay Rieng.

D’origine brahmanique, cette tradition veut que le roi ou un de ses représentants trace trois sillons dans lesquels les brahmanes du palais plantent des grains de riz. Cette cérémonie se déroulait sur l’esplanade Veal Preahmein, près du palais royal, où se trouvait une rizière sacrée. Face aux plateaux qui leur sont présentés, les bovins président une série d’événements. Par exemple, si les bœufs choisissent l’herbe, des épidémies sont à craindre. Par contre, s’ils jettent leur dévolu sur le riz ou le sésame, l’année sera bonne pour les récoltes. Enfin, si l’eau est signe de crues, l’alcool, lui, est annonciateur d’une année funeste.

1 Commentaire (s)Réagir
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Nata K lun 24/06/2019 - 18:27

Très instructif pour moi qui decouvre ce petit journal et ses articles qui nous font découvrir le pays de l intérieur. Depuis je lis quotidiennement les actualités. Une introduction en vue d un voyage pour cet été . Merci

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