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Le Cambodia Urban Art, une véritable réussite culturelle

Par Thibault BOURRU | Publié le 14/12/2017 à 21:00 | Mis à jour le 22/12/2017 à 05:54
Photo : © Thibault Bourru
Urban art-Cambodia Urban Art Festival

La troisième édition du Cambodia Urban Art Festival s'est clôturée dimanche dernier sur un TukTuk Tour qui partait de l'EFI - Ecole Française Internationale. Cinq jours ont été couverts, une première depuis sa création en 2015. Les organisateurs n'ont pourtant pas pu compter sur l'Institut Français du Cambodge cette année.

"L'idée c'était de trouver des partenaires pour organiser l'événement. On peut dire qu'on a mis les mains dans le cambouis cette année, mais ça nous laissait plus libre. On a pu s'étendre sur 5 jours et développer le côté musical, pour que cela réponde aux critères du festival." Chifumi, artiste de rue et organisateur du Cambodia Urban Art Festival, était exténué à la clôture de l'événement, "c'est trois mois de boulot non-stop cela s'est très bien passé, on est très content de pouvoir se reposer un peu", souffle-t-il.

 

Un TukTuk Tour traditionnel

tuktuktour
                                   

 

L'événement a été créé pour développer l'art urbain au Royaume, tout en affichant le travail d'artistes locaux et étrangers. L'Institut Français du Cambodge soutenait financièrement le projet lors des deux premières éditions (2015, 2016), d'où l'idée du TukTuk Tour, basée sur celui du Photo Phnom Penh organisé par l'IFC chaque année. Bien que l'Institut ne fasse plus partie de l'équation, Chifumi et ses collègues ont souhaité garder le concept. "On a compris qu'il y avait une demande, on a travaillé sur des cartes plus étoffées. Chaque année l'affluence augmente, on est super content", savoure-t-il. 

 

CUA

 

Le but est de trouver des murs "qui ne sont pas du domaine public, éclaire Laetitia qui s'occupe également de l'organisation. Sinon ils auraient été directement repeints." L'idée a été de dénicher une quinzaine de lieux, culturels, liés à l'éducation, ou festifs. "On est très heureux de travailler avec des écoles pour faire découvrir cet art aux plus jeunes, mais également des bars qui nous permettent de créer et reçoivent en retour une décoration murale", poursuit Chifumi. 

 

Une semaine cosmopolite

CUA

 

Ce TukTuk Tour a conclu cinq jours de festival sur le thème du street art. Le Mansion, repeint pour l'occasion, a accueilli vendredi une soirée musicale appréciée de tous. "Nous avons été agréablement surpris de l'engouement que cela a créé, avoue Laetitia. La soirée du Mansion a réuni énormément de Khmers et d'expatriés, c'est ce qu'on voulait." Les différentes soirées, depuis la Lauch Party à la distillerie Samai, présentaient une musique variée, toujours en phase avec l'événement, mais aussi des activités interactives permettant aux intéressés de s'initier à l'art urbain. "Mehdi (12ME) s'est occupé de toute l'organisation musicale, précise Chifumi. Cette année, on a pu s'ouvrir à plus de possibilités et passer de deux à cinq jours de festival. On avait plus de temps et était beaucoup plus libres dans nos choix, ce qui nous a permis de proposer plus."

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