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A Bandra east, les électeurs musulmans déçus par le gouvernement

Par Justine Braive | Publié le 30/04/2019 à 00:15 | Mis à jour le 30/04/2019 à 10:46
Photo : Un bureau de vote dans une école
vote mumbai 29 avril 2019

Les habitants de Bombay étaient appelés aux urnes hier afin d'élire les députés de leur circonscription. A Bandra east, les électeurs musulmans ont exprimé leur désarroi face au Bharatiya Jantiya Party (BJP), actuellement au pouvoir. Ils déplorent les promesses non tenues par le gouvernement et sont consternés par la montée du nationalisme hindou.

 

« Je suis déçu par le Gouvernement actuel. Il avait promis la création de 200 millions d’emplois, mais on n’en a pas vu la couleur. La démonétisation (ndlr : décision des autorités indiennes de démonétiser du jour au lendemain les billets de 500 et 1 000 roupies pour libérer le pays de la corruption) et la taxe sur les biens et services (ndlr : Goods and Services Tax (GST), TVA entrée en vigueur le 1er juillet 2017) ont mis à mal les petits commerces » explique A. Khan, entrepreneur. Déception partagée par E. Ali, architecte d’intérieur : « le Parti du Congrès est certes corrompu mais au moins il ne fait pas de fausses promesses ».

 

Déçus par la politique économique, les électeurs musulmans sont surtout consternés par la montée du nationalisme hindou. « La politique nationaliste du BJP n’est qu’une façade. C’est le moyen pour eux de masquer les vrais problèmes » exprime S. Khan, femme au foyer. « Quand on a faim, la religion ne remplit pas le ventre » confie également S. Sultan, employé de bureau.

 

Tous se sentent discriminés. C’est en effet au sein de la communauté musulmane que la proportion de personnes sans emploi est la plus élevée. Pour l'entrepreneur A. Khan, la solution passe par l’éducation : « J’attends du futur Gouvernement qu’il mette en place un quota de 5% pour les musulmans dans le secteur de l’éducation » explique-t-il.

 

 

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Justine Braive

Justine Braive

Après avoir exercé 4 années en tant qu'avocate, Justine décide de s'installer en Inde en 2018 et suit des études de journalisme à Bombay. Elle collabore pour le journal anglophone Free press, la Nouvelle Revue de l'Inde ainsi que le Petit Journal.
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