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Les expatriés birmans continuent d’affluer à Mae Sot et Myawaddy

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 26/03/2020 à 23:00 | Mis à jour le 26/03/2020 à 23:00
Photo : Cohue d'expatriés birmans le 25 mars à Myawaddy
Cohue d'expatriés birmans le 25 mars à Myawaddy en Birmanie

De nombreux expatriés birmans se sont regroupés à Mae Sot et Myawaddy, dans l’attente et l’espoir de pouvoir rentrer chez eux, et cela bien que le passage est désormais restreint entre les deux rives de la Thaung Yinn River qui sert de frontière entre les deux pays à cet endroit. Le nouveau pont de l’amitié Thai-Birmane numéro 2 est d’ailleurs en théorie fermé depuis le 23 mars. Mais une négociation entre les autorités des deux pays a abouti à l’autorisation de passage de quelque 2 000 personnes le 24 mars dernier. Les migrants birmans ont été accueilli par le ministre des Affaires sociales de l’état de Kayin et par des « agents de santé » qui ont pris leur température et les ont fait répondre à un questionnaire. Des mesures mises en place afin d’éviter une propagation du coronavirus. « Nous savons que devrions rester en Thaïlande mais nous n’y avons plus de travail alors que faire ? Je comprends bien et j’accepte l’idée que nous ne devrions pas rentrer au pays mais c’est juste que nous ne pouvons pas faire autrement, nous n’avons plus d’argent », explique un de ces migrants.

En théorie, une fois retournées à leur villes ou villages, toutes ces personnes doivent rester en quarantaine durant 14 jours dans leurs familles avant d’être autorisées à sortir. Les ressortissants de l’état de Kayin seront eux obligés de passer leur quarantaine à Myawaddy dans des sites choisis par le gouvernement. La ville de Myawaddy elle-même est désormais parcourue par des fonctionnaires municipaux ou régionaux qui aspergent de désinfectants tous les lieux publics ou ceux susceptibles d’accueillir de grands nombres de personnes. Le problème est que les Birmans continuent d’arriver à Mae Sot, même si avec de plus en plus de difficultés, et que la ville n’est pas en capacité de contenir une telle surpopulation. De plus, comme de nombreux porteurs du coronavirus sont asymptomatiques, le risque est grand que des malades passent les mesures de prévention sans être détectés, faute de signes. Tout cela représente un risque important de propagation de maladies.

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