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L’arrivée prochaine de la dengue et de la grippe inquiète en Birmanie

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 04/05/2020 à 23:00 | Mis à jour le 04/05/2020 à 23:00
Photo : Le virus de la dengue est propagé par des moustiques du genre Aedes
Le virus de la dengue est propagé par des moustiques du genre Aedes

Avec la saison des pluies qui arrive, plusieurs experts médicaux alertent sur les risques de voir la dengue et la grippe saisonnière se rajouter au fardeau sanitaire du Covid-19. Le souci est palpable au niveau des instances médicales dirigeantes, comme cela transparaît avec honnêteté dans l’interview que le médecin Stephan Paul Jost, le patron de l’Organisation mondiale de la santé en Birmanie, a accordé au Myanmar Times et qui a été publiée le week-end dernier : « Il est essentiel de se préparer d’ores et déjà pour la grippe saisonnière. Nous savons qu’il y a souvent des inondations pendant la mousson. Alors il est important d’en anticiper les effets médicaux en ayant déjà des stocks de désinfectants par exemple, en mettant à disposition sur les sites les plus sensibles et a priori les plus exposés des kits de survie composés de matériels de soin et de médicaments de base, ou encore de procéder très tôt à une campagne protectrice de vaccination contre la grippe saisonnière ».

Et sur la région de Mandalay, c’est l’arrivée de la dengue qui suscite l’inquiétude des autorités médicales. Le docteur Tint Wai, de la direction régionale de la santé, confirme ainsi ses craintes d’une explosion de dengue en sus de l’épidémie de Covid-19 : « La population doit bien sûr continuer à observer les mesures de prévention contre le Sars-Cov-2 mais elle ne doit pas non plus baisser la garde contre la dengue, ce qui signifie bien aérer les espaces de vie, couvrir les endroits qui contiennent de l’eau pour empêcher les moustiques de se reproduire, sachant que ce sont ces insectes qui sont les vecteurs de la dengue, et utiliser des moustiquaires imprégnées d’insecticides autour des lits et des espaces de repos ». Le médecin ajoute que « le risque de piqûre de moustique croit dans des espaces où il y a une forte densité de personnes » car la chaleur des corps humains attire les moustiques et une fois dans une maison, ils y restent s’ils le peuvent. « Cette précaution essentielle contre l’épidémie de Covid-19, le ‘Rester chez soi’ va d’un autre côté faciliter la propagation de la dengue », confie-t-il.

Le praticien note qu’entre janvier et avril, la région de Mandalay a enregistré 296 cas de dengue, sans déplorer de décès. Les circonscriptions de Myingyan, le long de l’Ayeyarwady, et de Chan Mya Tharsi, dans la partie sud de la ville de Mandalay, sont les plus touchées. En 2019, 2 600 individus ont été diagnostiquées avec le virus de dengue dans la région de Mandalay, pour 7 cas mortels. Au niveau national, ce sont chaque année entre 20 000 et 40 000 personnes qui contractent la dengue, avec souvent plusieurs centaines de morts. Si la grippe et la dengue préoccupent autant les autorités c’est aussi parce que leurs symptômes – toux, vomissements, fatigue… - sont souvent assez similaires de ceux du Sars-Cov-2, rendant les diagnostics difficiles. Le mois dernier, un officiel du ministère de la Santé et des Sports a d’ailleurs affirme que tout patient hospitalisé avec des symptômes de la grippe serait aussi teste pour le coronavirus, par sécurité.

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