La Pologne va financer une usine de retraitement des déchets à Yangon

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 13/01/2020 à 22:00 | Mis à jour le 13/01/2020 à 22:00
Photo : La décharge de Htein Pin
La décharge de Htein Pin en Birmanie

Le vice-ministre de la Planification et des Finances Maung Maung Win a demandé au parlement fédéral d’autoriser le gouvernement à signer un accord d’emprunt avec son homologue polonais pour un montant de 50 millions d’euros afin de construire une usine de recyclage et retraitement des déchets ménagers à Yangon. Le vice-ministre a rappelé l’urgence de la situation pour la plus grande ville du pays, qui d’ici à quatre ans ne disposera plus d’aucun terrain disponible pour entreposer les détritus de tous genres.

Le vice-ministre souhaite que le gouvernement puisse accepter la main tendue par la Pologne sous la forme d’un prêt officiel d’assistance au développement (OAD) remboursable sur 67 ans après une franchise sans paiement d’une durée de trois ans, le tout au modique taux de 0,1% par an. Maung Maung Win a expliqué aux députés que cet argent servira à construire une usine de retraitement des déchets qui devraient être établie dans la zone de Htein Pin, la plus grande des décharges à ciel ouvert de Yangon, dans la circonscription de Hlaingtharyar, au nord-est de Yangon. La construction devrait prendre trois ans et s’étaler de 2020 à 2023, a-t-il encore précisé. Une fois à plein régime, l’usine sera capable de traiter 1 000 tonnes de déchets par jour en les transformant en diverses ressources vendables : 30 tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL), 40 tonnes de gaz carbonique liquéfié (GCL), 180 tonnes de combustibles dérivés de déchets (CDD) et 250 tonnes d’engrais naturels. Selon le vice-ministre, l’argent récupéré de la vente de ces produits dérivés permettra de rembourser le prêt et même probablement de faire des profits au bout d’un certain temps.

Maung Maung Win a aussi tenu à mettre en avant les importantes quantités de déchets produits quotidiennement à Yangon, qui plaident pour une action rapide : entre 2 500 et 3 000 tonnes de déchets ménager, 150 tonnes de déchets industriels et deux tonnes de déchets médicaux. L’usine en projet aidera beaucoup mais ne sera pas suffisante pour gérer tout cela. Ces détritus et rejets sont aujourd’hui entreposé à ciel ouvert dans trois et ces décharges créent déjà de nombreux problèmes de pollution des eaux par lixiviation, faute d’une gestion raisonnée. Pour le vice-ministre, la construction d’usines de recyclage et retraitement dans le pays devient rapidement une urgence.

Sur le même sujet
0 Commentaire (s) Réagir

Soutenez la rédaction Birmanie !

En contribuant, vous participez à garantir sa qualité et son indépendance.

Je soutiens !

Merci !

De la part de toutes les équipes de Lepetitjournal.com

À lire sur votre édition internationale