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En Birmanie, le marché de l’immobilier va bien, merci !

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 14/06/2021 à 22:00 | Mis à jour le 14/06/2021 à 22:00
Photo : Vue de Mandalay
Mandalay marché immobilier terrain Birmanie

La valeur du kyat est passée en quelques semaines de 1300 kyats pour un dollar à plus de 1600 kyats pour ce même dollar, valeur moyenne sur laquelle elle est à peu près stabilisée mais avec d’importantes fluctuations selon les jours, les lieux et les agents de change… Et un effet intéressant de cette dévalorisation est de relancer le marché de l’immobilier dans certaines grandes villes du pays. Si certains observateurs affirment que ce processus est en cours à Yangon, il est confirmé et bien documenté à Mandalay…

Un agent immobilier de l’ancienne capitale royale explique ainsi que dans le sud de la ville de nombreux lots autour de 100 millions de kyats (environ 50 000 euros) se vendent désormais très facilement : « Le marché s’est revigoré parce que les gens ont perdu leur confiance dans le kyat et cherchent donc à faire des placements sûrs. La terre leur semble toujours un bon recours ».

Mais ce même agent note aussi un paradoxe : la demande augmente mais les prix restent à peu près stables. Son explication : « La plupart des acheteurs potentiels veulent payer par transfert bancaires. Or, ceux qui vendent ne veulent pas en entendre parler. Ils exigent de l’argent liquide, ce qui n’est pas simple pour des grosses sommes. Il faut alors négocier la part de cash, la part de transfert, parfois de banque à banque à l’étranger, et cela se fait souvent en baissant le prix afin d’être certain de vendre ».

En revanche, le marché de la location est au mieux morose, que ce soit à Mandalay, à Yangon ou dans d’autres grandes villes du pays : avec le coup de force militaire, nombre de citadins ont quitté les villes où ils se sentaient menacés et en danger et donc la demande a brusquement baissé. Comme en Birmanie les locations se paient pour plusieurs mois d’un seul coup, cet effet a mis un peu de temps avant d’être perceptible… mais il commence désormais à l’être. En outre, à Yangon, c’est l’eldorado des expatriés largement rémunérés et avec des indemnités d’habitation très élevées qui a pris fin pour les propriétaires birmans qui avaient pris l’habitude de demander des loyers souvent outranciers. Nombre de communautés étrangères ont fondu, les grandes entreprises ont souvent rapatrié l’essentiel de leurs employés internationaux, des ambassades ont considérablement réduit leur personnel, comme celle des Etats-Unis, et enfin beaucoup de particulier ont décidé que la situation en Birmanie n’était plus propice aux affaires, mieux valait aller maintenant voir ailleurs.

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