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La "Nuit des Idées" selon Bruno Foucher

Par Hélène Boyé | Publié le 26/01/2018 à 21:58 | Mis à jour le 26/01/2018 à 22:11
Photo : prise du compte tweeter de l'ambassade de France
Bruno Foucher nuit des idées Liban 2018

Avant d’ouvrir la « Nuit des Idées », qui avait pour thème cette année « L’imagination au pouvoir », l’ambassadeur de France à Beyrouth, Bruno Foucher, a répondu à nos questions.

 

Quelle est la particularité de l’édition de cette année ?
Il faut resituer la « Nuit des idées » dans son contexte général. Il s’agit de la troisième édition de l’événement qui se déroule à échelle planétaire. Elle a commencé dans les îles Fidji à Suva et s’est achevé à Vancouver. Elle s’est déroulé sur une vingtaine de fuseaux horaires et a rassemblé 170 « nuits » différentes dans 65 pays. En France, 87 villes ont participé à cet événement.
Il y a un thème commun à toutes ces « nuits » qui est « l’imagination au pouvoir ». Il s’agit non pas d’une commémoration de Mai 68 mais du besoin, peut-être, de faire un bilan de ce qu’a apporté Mai 68 comme utopie. Il s’agit de s’interroger sur l’avenir de cette planète que nous partageons tous et sur les aspirations des jeunesses qui continuent de se manifester d’année en année, qui demandent à participer, à être associés, à partager et demandent plus de solidarité.

 

Pensez-vous qu’il y ait une place pour l’imagination dans la gouvernance ?
Il y a toujours une place pour l’imagination dans la gouvernance et je pense que ça marche !
Même si on a l’impression que telle ou telle utopie n’a rien donné, il en reste toujours quelque chose.
Ce qui s’est passé en Mai 68 a permis une relative émancipation, reprise par les générations suivantes qui l’ont accentuée. Le fait que l’on parle aujourd’hui de la place de la femme dans les sociétés, c’est la résultante de toutes ces réflexions qui ont été portées par les générations suivantes.

 

Quelles leçons le Liban pourrait-il tirer du mouvement de mai 68 ?
Il y a plusieurs choses au Liban.
D’abord, il y a une réflexion collective. Il y a eu les grandes manifestations de 2005 et des mouvements citoyens autour de Beyrouth Madinati. Il y a des élections qui approchent et chacun, la jeunesse en particulier, peut se poser la question de savoir ce que le Liban va retirer de ces élections.
Et puis, il y a toutes les interrogations individuelles, la place de la femme au Liban, la place des personnes qui portent une culture différente ou un comportement différent parce que les sociétés pour vivre en paix ont besoin de tolérance.

 

Hélène Boyé, directrice de la publication de LPJ Beyrouth

Hélène Boyé

Co-fondatrice et directrice de publication LPJ Beyrouth. Expatriée depuis plus de 17 ans au Liban, atteinte de « libanolose », mon seul désir, faire connaitre le Liban sous un autre regard.
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