

Raphaël, l'art du french chill-out (photo. ©Abstrait)
Une histoire de c?ur l'amène à Hambourg mais c'est de la ville qu'il tombe amoureux. "Quand je suis arrivé à Hambourg et que j'ai descendu pour la première fois la Reeperbahn, ça a été le choc. Tous ces clubs et ces discothèques à la suite, avec des types de musique si différents les uns des autres, c'était franchement impressionnant." De fil en aiguille, sans projet précis en tête, il décide de rester sur place et trouve une place dans une agence de design. Ce sont pourtant les dance-floors qui l'attirent toujours, en particulier celui du Mojo Club, alors sacré meilleur club d'Europe, et dont la programmation musicale Jazz, de la Soul au Funk, l'enthousiasme absolument. "Il fallait que j'en fasse partie", explique-t-il. Il devient ainsi leur designer et, un an plus tard, leur propose un concept de soirée lounge inédit. Le Café Abstrait est né.
La voix du French Chill-out
Cette version nordique du Café del Mar est alors sans précédent à Hambourg : le Chill-Out venu d'Angleterre émerge à peine. Pour Raphaël Marionneau, la création d'une immense salle de séjour dans le sens littéral du terme "living-room"est particulièrement importante. Il s'occupe de l'agencement du club, du graphisme de la soirée et, d'un coup, la piste de dance est envahie par des canapés. Son style musical, d'abord difficilement catalogable, s'impose peu à peu comme la voix du French Chill-out un mélange de World Music, d'Ambient anglaise, de musique classique, de Trip-Hop et de Lounge. Le bouche à oreille fonctionne à merveille et, très vite, les soirées du Café Abstrait sont reconnues au niveau national.
Voyage la tête dans les étoiles
Mais notre DJ ne s'arrête pas en si bon chemin. À partir de 2000, il se tourne vers la grande musique avec le Classique Abstrait. Radio Classic, séduite par le concept, le convie à mixer une fois par semaine Satie et Debussy lors d'une émission en direct. Dans la foulée, Raphaël Marionneau se produit à la Laeiszhalle pour les sessions Phil&Chill où il sensibilise un public non averti à un nouveau type de musique. Au Planetarium, il s'agit carrément d'un Voyage la tête dans les étoiles. En 2009, il continuera à brouiller les pistes, multipliant les incursions dans le classique et puisant avec bonheur parmi les 5.000 CDs de sa discothèque.
Céline DANCKERT (www.lepetitjournal.com/hambourg.html) mercredi 2 février 2009
http://www.abstrait.net/
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