Lepetitjournal.com a 25 ans. Né au Mexique, le voilà devenu, un quart de siècle plus tard, le principal média numérique des expatriés. De quelques centaines de lecteurs de Mexico, il est devenu le quotidien de centaines de milliers d’expatriés, de Singapour à Buenos Aires, en passant par l’Espagne et le Portugal.


2001 : un autre monde
En 25 ans, l’Espagne et le Portugal ont changé, et le quotidien des Français aussi. En 2001, la peseta, l’escudo et le franc étaient encore en circulation, ce qui obligeait les Français de Barcelone à jongler avec plusieurs devises. Le droit de vote aux élections municipales pour les ressortissants européens venait tout juste d’entrer en vigueur, tandis que la représentation politique des Français de l’Étranger (députés et conseillers) n’existait pas encore et se consolidera, entre 2007 et 2014, par l’instauration du vote électronique.
Être Français à Séville, Lisbonne ou Madrid en 2001, c’était un tout autre monde. Et pour cause, la traduction était un métier à part entière. La suprématie mondiale américaine n’était pas encore questionnée par la Chine. La terrible crise de 2008 n’avait pas frappé l’Espagne, jetant au chômage des millions d’Espagnols, de tout âge, de tout sexe, de toute condition sociale. La Covid-19 n’avait pas entraîné un confinement de la population mondiale. Au milieu de ces tourbillons, lepetitjournal.com a forcément changé, adaptant sans cesse sa ligne éditoriale aux thèmes d’actualités et ses méthodes de travail aux nouvelles technologies.
Barcelone post-1992, côté français

Mais revenons en 2001 et concentrons-nous sur Barcelone et sa communauté française. Au début du XXIe siècle, Barcelone vivait encore dans l’élan des Jeux Olympiques de 1992. La carte scolaire était en pleine reconfiguration : l’école Lesseps s’était vue forcée de fermer son collège et son lycée pour se recentrer sur les classes primaires. L’école Bon Soleil ouvrait son lycée, et le LFB relançait son modèle pédagogique pour maintenir son influence. Barcelone Accueil publiait encore son journal local papier, appelé – aussi curieusement que cela puisse paraître – Le Petit Journal, et dont lepetitjournal.com a repris le relais en 2003. La movida barcelonaise commençait à s’essouffler, mais l’Institut continuait d’accueillir les artistes, responsables politiques et intellectuels catalans.
De la presse papier à l’IA
Aujourd’hui, en 2026, un autre monde, une autre Barcelone, une autre économie et une autre communauté française sont en gestation, afin de préparer le XXIe siècle et peut-être, déjà, le XXIIe. Le numérique s’est imposé. La presse papier a presque disparu. L’IA s’insère dans nos vies professionnelles. Le désengagement financier de la France a des répercussions sur les établissements scolaires, le consulat, l’Institut et les associations françaises. Une mutation est à l’œuvre. Elle ne date pas d’aujourd’hui. Le bilan des 25 années écoulées le démontre. C’est le défi de l’avenir. C’est le défi du journalisme. C’est le défi de chacun de nous : travailler à décrypter les mutations de notre temps pour prendre goût à l’engagement en faveur des futurs possibles.
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