Mercredi 2 décembre 2020

Une commerçante zombie thaïlandaise prospère avec les habits des morts

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec Reuters | Publié le 28/10/2020 à 00:00 | Mis à jour le 28/10/2020 à 02:05
Photo : REUTERS / Jiraporn Kuhakan - Kanittha Thongnak vend des vêtements de personnes décédées déguisée en zombie
E-commerce-Zombie-Thailande

Une Thaïlandaise revend en ligne les habits de personnes décédées en se déguisant en zombie et fait un malheur sur les réseaux sociaux.

Kanittha Thongnak, e-commerçante thaïlandaise de 32 ans a vu son audience exploser lorsqu’elle a commencé à s’afficher en ligne avec un impressionnant visage de zombie. Un maquillage réaliste qui lui demande jusqu'à trois heures de préparation avant chacune des sessions qu’elle donne en fin de soirée pour raconter aux acheteurs les circonstances du décès des propriétaires de chaque article en vente sur son magasin en ligne.

"Tous les vêtements appartiennent à des personnes décédées dont la cause de la mort est souvent différente", explique la jeune femme tout en se préparant pour sa session hebdomadaire sur Facebook Live qu’elle donne chez elle à Phetchabun, dans le nord-est de la Thaïlande.

"Depuis que j'ai commencé à mettre ce maquillage effrayant, l’audience est passée à cinq ou six mille."

Son succès puise dans une fascination qu’ont les Thaïlandais pour les films d'horreur et les histoires de fantômes issue d’une croyance commune dans les esprits. 
Aussi, les articles sont vendus à des prix relativement bas, et comprennent parfois des vêtements de marque.

Kanittha, qui a appris le maquillage sur l’Internet, vend des vêtements jusqu'à 100 bahts (2,7 €). Elle a eu l'idée pour la première fois en assistant à un enterrement, où elle a vu que l’on brulait les vêtements du défunt, conformément à la tradition.

Kanittha se procure les vêtements auprès des responsables des funérailles après que des moines ont prié pour les morts. Elle fait don d'une partie de ses revenus des ventes aux temples bouddhistes.

"Je lui ai acheté des vêtements, comme celui que je porte maintenant", confie Anu Kaewsom, l'une des clientes les plus fidèles de Kanittha, qui achète également pour son mari.

"C'est comme des vêtements normaux", répond-elle lorsqu'on lui demande ce que celui lui fait de porter les vêtements des morts.

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