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THAILANDE/BIRMANIE – Reconstruction en vue du "chemin de fer de la mort"

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec AFP | Publié le 21/05/2012 à 00:00 | Mis à jour le 29/11/2018 à 06:37

La Birmanie souhaite rouvrir la voie ferrée surnommée le "Chemin de fer de la mort" qui la reliait à la Thaïlande pendant la Seconde Guerre mondiale et qui avait été immortalisée par le film Le pont de la rivière Kwaï.

Une étude de faisabilité sur un tronçon de 105 kilomètres dans la région du "Col des trois Pagodes", dans la province frontalière de Kanchanaburi (ouest de la Thaïlande), va être lancée en octobre, a expliqué hier le ministre birman du Rail, Aung Min. "Nous allons rouvrir cette voie. D'autres pays ont dit qu'ils nous aideraient et nous allons continuer à y travailler, a-t-il dit. Nous ferons une étude et tenterons de lancer le chantier après la saison des pluies, avec l'aide de la communauté internationale." Des projets de rénovation de cette ligne sont dans les cartons depuis 1992. Ils prennent un nouveau départ sous l'impulsion du régime birman dit "civil", qui a succédé à la junte en mars 2011, a engagé d'importantes réformes politiques et économiques depuis.

La restauration de ce lien ferroviaire avec la Thaïlande serait un véritable coup de pouce pour le développement du commerce et du tourisme de la région concernée où vit la minorité ethnique des Karens. L'Etat Karen a particulièrement souffert des combats entre l'armée et la rébellion depuis 1949, forçant des dizaines de milliers de personnes à fuir, dont une partie se sont réfugiées en Thaïlande. Un cessez-le-feu bilatéral a été signé en janvier. La construction par les occupants japonais des 424 km du "chemin de fer de la mort" reliant Nong Pladuk (ouest de Bangkok) à Thanbyuzayat, au sud du port birman de Moulmein sur le golfe de Martaban, avait coûté la vie à plus de 100.000 prisonniers de guerre alliés et esclaves asiatiques, dont des milliers de Thaïlandais, et quelque 13.000 prisonniers britanniques, néerlandais et américains, morts de mauvais traitements. Bien que prévue pour une durée de cinq ans, le chantier avait été terminé le 25 décembre 1943, en seulement 16 mois. Il a été détruit par des bombardements alliés en 1945. Cet épisode a été décrit dans le roman du français Pierre Boulle, et dans le film célèbre interprété, entre autres, par l'acteur britannique Alec Guiness.

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