POLITIQUE – Levée de boucliers contre le décret d’amnistie royale

Par Lepetitjournal Bangkok | Publié le 18/11/2011 à 00:00 | Mis à jour le 14/11/2012 à 14:55

Le gouvernement de Yingluck est sous le feu des critiques de l'opposition depuis la révélation mercredi dans le Bangkok Post de son approbation d'un décret qui pourrait rendre éligible à une amnistie royale, l'ancien Premier ministre aujourd'hui en exil, Thaksin Shinawatra. "Cela montre que ce qu'ils (ndlr : les membres du Cabinet) font est destiné à aider une seule personne," a déclaré Sakoltee Phattiyakul, le porte-parole du Parti démocrate, principale formation d'opposition. Ce dernier a prédit que cette mesure allait tendre davantage la situation politique car "bien que les inondations ne soient pas encore terminées, le cabinet a déjà approuvé le décret". Hier, le Réseau des citoyens volontaires pour la protection du pays a soumis une pétition au Bureau du Conseil d'Etat contre ce décret. Et la veille, l'Alliance du peuple pour la Démocratie (PAD), ennemie jurée de Thaksin Shinawatra et des Chemises rouges, avait estimé que la décision du gouvernement était une atteinte à l'Etat de Droit et que le mouvement réfléchissait à mener une action. Le vice-Premier ministre Chalerm Yubamrung a rétorqué que le gouvernement n'avait aucune autorité pour faire revenir Thaksin au pays, et qu'il travaillait en accord avec la loi. Après l'élection de sa sœur Yingluck comme Premier ministre début juillet, Thaksin a plusieurs fois indiqué que son retour n'était pas une priorité, mais il a également concédé qu'il aimerait bien assister au mariage d'une de ses filles, prévu le mois prochain. Hier, le Parti Démocrate a également déposé une pétition signée par 125 de ses députés pour obtenir la destitution du ministre Pracha Promnok. Egalement à la tête du Centre des opérations de secours des inondations, le ministre de la Justice est mis en cause pour des irrégularités intervenues dans sa gestion de la crise. La pétition devrait être transmise à la Commission nationale anti-corruption (NACC) avant d'être envoyée au Sénat où le vote de 3/5es des sénateurs est requis pour une destitution.
Y.F. (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) vendredi 18 novembre 2011

Lire aussi :
Notre article du jeudi 17 novembre 2011 – 3 questions à Thitinan Pongsudhirak, analyste politique
Notre article du vendredi 11 novembre 2011 – Yingluck encaisse les critiques, Thaksin fait profil bas

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