Nord Thaïlande : La qualité de l'air toujours nocive pour la santé

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 31/03/2014 à 22:00 | Mis à jour le 18/10/2018 à 04:19

La qualité de l'air dans les provinces du nord de la Thaïlande continue d'avoir un impact négatif sur la santé ont fait savoir lundi les autorités thaïlandaises. Cela fait plus d'un mois que des écobuages sauvages font rage, produisant un épais smog qui stagne dans les fonds de vallées

Le département de contrôle de la pollution a indiqué que les valeurs moyennes de PM10 [particules fines en suspension dans l'air, ndlr] sur 24 heures se situaient entre 31 et 240 microgrammes par mètre cube (ppm). Globalement la qualité de l'air s'est amélioré, mais reste toujours nocive par endroit. La quantité de poussières mesurée a diminué sur la plupart des stations de surveillance. Cependant, sur deux sites de mesure de Chiang Mai (Chiang Mai City Hall et l'école Yupparaj Wittayalai), la quantité de PM10 a dépassé le seuil critique qui est, en Thaïlande, de 120 ppm - en Europe ce seuil est de 50 ppm. Chiang Rai, Mae Hong Son et Nan ont également dépassé le seuil.

Le Centre Météorologique du Nord prévoit de la pluie les 2 et 3 avril. Les autorités de Chiang Mai ont sollicité des dispositifs anti-incendie et des avions pour pulvériser de l'eau dans l'air.

Le Bureau royal de production de pluie a quant à lui fait savoir qu’il prévoyait six vols par jour pour effectuer des opérations d’ensemencement de nuages en vue de déclencher artificiellement des précipitations dépendant de l'humidité de l'air. Afin de lutter contre la sécheresse récurrente dans le royaume, les autorités thaïlandaises utilisent une technique de culture des nuages pour faire pleuvoir. Cette technologie, expérimentée depuis les années 60, a été améliorée par le roi de Thaïlande, qui a breveté l’invention en 2005 auprès de l’Office Européen des Brevets (lire notre article).

Les cas de smog se produisent régulièrement dans le nord de la Thaïlande. Ils sont généralement provoqués par des écobuages saisonniers, des feux de forêts et la sécheresse. Chaque année, des fermiers thaïlandais et birmans mettent le feu aux mauvaises herbes et brûlent leurs veilles cultures. Les cendres sont portées par des fumées formant un épais brouillard qui stagne dans les vallées de cette région montagneuse.
 

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