Mise en examen du gouverneur de Bangkok en lice pour sa réélection

Par Eric DESEUT | Publié le 11/01/2013 à 00:00 | Mis à jour le 15/03/2022 à 05:07

Le gouverneur sortant de Bangkok a été inculpé mercredi pour avoir étendu la concession du métro aérien sans en référer au ministère de l'Intérieur. En 2012 l'opérateur Bangkok Transit System Co (BTSC) a déboursé 6.6 milliards de dollars pour pour prolonger sa licence d'exploitation jusqu'en 2042 alors que le contrat existant était encore valide pour 17 ans. Dans la même journée du 9 janvier Sukhumbhand Paribatra démissionnait de ses fonctions pour se consacrer à sa réélection. Alors que les gouverneurs de province sont nommés, Bangkok relève d'un statut administratif spécial et son gouverneur est élu par la population tous les quatre ans. Annoncée pour le 3 mars 2013 l'élection devrait se résumer comme par le passé à un choc entre les deux principaux partis politiques du royaume. Le parti Démocrate a remporté les trois précédents scrutins et a choisi de renouveler sa confiance à Sukhumbhand Paribatra en dépit d'une gestion controversée des tragiques inondations de 2011 et du récent fiasco du stade de football en salle. Pour se lancer à l'assaut de ce bastion du parti Démocrate le parti Puea Thai, majoritaire à l'échelle nationale, devrait endosser dimanche la candidature du vice-chef de la police nationale, responsable de la lutte contre le trafic des stupéfiants: Pongsapat Pongcharoen. Un sondage conduit entre le 25 décembre et le 4 janvier par le National institute of Development Administration (NIDA) donne l'avantage à Sukhumbhand, préféré par 24 % des personnes interrogées tandis que 17.55 % choisiraient Pongsapat. Toutefois ce scrutin pourrait s'avérer plus serré que les précédents. Le parti Puea Thai mise sur la capacité d'un Pongsapat réputé pour ses qualités de communicant à convaincre les 40 % d'indécis comme à mobiliser les électeurs. Le Bangkok Post souligne que le taux de participation est généralement peu élevé pour cette élection locale, variant entre 40 et 50 %. La mise en examen de Sukhumband par le département des enquêtes spéciales (DSI) sonne comme un coup de semonce, mais elle ne l'empêchera pas de livrer bataille. Seule une condamnation le disqualifierait.
E.D. avec AFP  vendredi 11 janvier 2013
 

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