

La croisade anti-corruption revendiquée par la junte n'a pas apporté d'amélioration sur l'indice 2015 de perception de la corruption de l'ONG Transparency International. Néanmoins, la Thaïlande maintient le score de 2014, qui est le meilleur que le royaume a atteint durant ces 15 dernières années
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La Thaïlande moins mauvaise que la plupart de ses voisins Sur les dix pays de l'ASEAN, la Thaïlande est en 3e position derrière Singapour (8e mondial) et la Malaisie (54e). La Birmanie passe à la 147e, et Laos à la 139e position. LIRE AUSSI 22 septembre 2015 |
La Thaïlande n'a pas fait de progrès notable en matière de baisse de la corruption l'an passé selon l'Indice 2015 sur la perception de la corruption de Transparency International.
Même si le royaume se classe 76ème sur 168 pays -à égalité avec des pays comme le Burkina Faso, la Tunisie et la Zambie- gagnant neuf places par rapport à l'année précédente, son score (38 points) reste inchangé.
Cela traduit une stabilisation des progrès obtenus en 2014, année du renversement du gouvernement élu de Yingluck Shinawatra après 7 mois de manifestations antigouvernementales. Il semblerait donc que les mesures mises en place pour endiguer la corruption ont produit relativement peu d'effets. Un reproche que le rapport de Transparency International généralise aux autres pays d'Asie du sud-est, se demandant si "les dirigeants politiques sont vraiment engagés dans la lutte contre la corruption".
Néanmoins, certains experts thaïlandais de la lutte anti-corruption voient dans ce bilan le résultat mitigé issu d'un ensemble de mesures plus ou moins bien réussies. Le président de l'ONG Anti-Corruption Thaïlande (ACT), Pramon Suthiwong, qui reconnait l'engagement du gouvernement, a notamment souligné l'efficacité de l'utilisation de l'article 44 par le Premier Ministre pour écarter ou transférer à des postes inactifs les fonctionnaires soupçonnés de corruption. Il a toutefois insisté sur le fait que de telles mesures ne peuvent s'inscrire dans la durée. Cité par le Bangkok Post, il estime que "des réformes solides et la mise en place de nouveaux mécanismes anti-corruption doivent être effectuées", notamment la création d'un nouvelle court pour traiter les cas de corruption.
L'indice est calculé sur la base d'avis d'experts de la corruption dans le secteur public se basant sur différents facteurs. Il traduit les perceptions de la corruption du secteur public. Les pays avec le moins de corruption se voient affecter un bon classement et un score élevé.
M.C (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) vendredi 29 janvier 2016
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