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L’usage de la loi de diffamation pour intimider la presse en Thaïlande

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 21/01/2020 à 00:00 | Mis à jour le 21/01/2020 à 04:48
SLAPP-diffamation-Thailande

Le Club des Correspondants étrangers réunira le 22 janvier une table ronde autour de l’utilisation de la loi de diffamation pour intimider et harceler des journalistes et activistes en Thaïlande.

En 2019, une entreprise agroalimentaire thaïlandaise a poursuivi Suchanee Cloitre, une journaliste de la télévision thaïlandaise, pour diffamation criminelle pour un post publié sur Twitter. Le mois dernier, la cour provinciale de Lop Buri a condamné cette jeune mère de famille à deux ans de prison, soit la sentence maximale. Elle fait appel du verdict.

L’instrumentalisation des lois sévères de diffamation du royaume en vue de réprimer toute forme de critique et réclamer des dommages et intérêts ruineux est une tactique utilisée depuis longtemps par certaines entreprises et politiciens en Thaïlande. Cette pratique a donné lieu à l'acronyme anglais SLAPP: Strategic Lawsuit Against Public Participation.

Les tribunaux thaïlandais ont rarement condamné des journalistes à des peines de prison par le passé. Mais le verdict contre Suchanee le mois dernier porte la problématique à un tout autre niveau dans le contexte déjà difficile de la liberté de la presse en Thaïlande - le royaume a été classé 136ème sur 180 pays l'an dernier par Reporters Sans Frontières.

Le Club des Correspondants étrangers de Thaïlande (FCCT) réunira le 22 janvier dans ses locaux une table ronde autour de cette question de l'utilisation abusive de la loi de diffamation pour intimider les journalistes et activistes en Thaïlande.

La table ronde sera composée de Suchanee Cloitre, de Nadthasiri Bergman, directrice de la Human Rights Lawyers Association (HRLA), de Phil Robertson, directeur adjoint pour l'Asie de Human Rights Watch, et de Hathairat Phaholtap, membre d'un groupe de journalistes faisant campagne contre le SLAPP. Le modérateur sera Teeranai Charuvastra, directeur de l’actualité au journal Khaosod English.

Réservation recommandée. Gratuit pour les membres ; Non-membres 450 bahts ; Journalistes et étudiants thaïlandais avec une pièce d'identité valide 150 bahts.

En savoir  sur la page Facebook de l'événement ou sur le site Internet du FCCT

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