Fumeurs, gare au triple A !

Par Samitivej Hospitals | Publié le 04/09/2013 à 22:00 | Mis à jour le 06/08/2018 à 12:39
Attention sante fumeur

AAA…derrière cette abréviation enjoliveuse se cache une conséquence dramatique mais méconnue des effets du tabac : l’anévrisme de l’aorte abdominale. Il ressort de la quasi absence de symptômes un taux de mortalité élevé si l’infection n’est pas traitée à temps.

Les médecins Khamin Chinsakchai, spécialiste en chirurgie vasculaire et endovasculaire, et Anuchit Ruamthanthong, expert en radiologie interventionnelle, de l’hôpital Samitivej Sukhumvit, expliquent l’impact de la cigarette sur le Triple A, le développement de l’infection et son traitement.

Une infection invisible pour les malades

L’aorte est l’artère principale. Elle vient du cœur et descend le long de l’estomac puis dans les jambes. Le problème apparaît quand l’aorte dans l’abdomen commence à gonfler. Elle risque alors d’exploser et de provoquer une hémorragie, causant la mort si elle n’est pas stoppée dans les heures qui suivent. La dangerosité du AAA tient au fait qu’il s’agit d’une infection silencieuse. Le seul symptôme existant est lorsque la poche explose, même si certaines personnes ressentent en amont des douleurs abdominales.

Une infection masculine qui peut être fatale

Les hommes, fumeurs ou atteints d’hypertension, de plus de 60 ans sont les plus touchés. Il est conseillé d’inclure dans leur check-up annuel des ultrasons abdominaux. Si l’AAA est détecté à temps, il peut être facilement surveillé et traité si besoin.
Un anévrisme de l’aorte abdominale devient compliqué lorsqu’il se transforme en dissection de l’aorte abdominale. Un anévrisme disséquant est une infection sérieuse qui arrive lorsqu’une déchirure se développe dans la couche interne de l’aorte. À travers cette déchirure, le sang s’écoule dans la partie intermédiaire du mur aortique. Les couches interne et intermédiaire se séparent et si les canaux sanguins se rompent, l’anévrisme disséquant est fatal.

2 types d’intervention : la chirurgie ouverte ou la chirurgie endovasculaire

"Andrea Stafforte, népalais de 57 ans, a été diagnostiqué avec un AAA et une fissure de 6,1 cm", nous confie le Dr. Ruamthanthong."Son cas était compliqué à cause de son poids(153 kilos) et de son mode de vie. Ses habitudes alimentaires et le tabac ont endommagé ses vaisseaux sanguins et affaibli ses poumons". Pour Andrea, c’est la réparation endovasculaire qui a été choisie car elle permet d’éviter de faire une incision importante dans l’abdomen. Un tube synthétique est inséré dans les artères à partir de l’aine. Ensuite, un cathéter est utilisé pour enfiler l’endroprothèse vasculaire dans le vaisseau sanguin puis l’attacher au mur du vaisseau interne juste au dessus de la partie abîmée du mur aortique. Cette technique permet de soutenir le vaisseau sanguin et d’empêcher le développement d’un nouvel anévrisme.
Dans d’autres cas, effectuer une chirurgie ouverte ou ne rien faire peut être une meilleure option. C’est quand l’anévrisme fait plus de 5cm ou qu’il grossit rapidement qu’un traitement est vivement recommandé. Avec un taux de réussite de 99%, c’est la chirurgie endovasculaire qui est la plus pratiquée. "Depuis les 3 dernières années, j’ai pratiqué une réparation endovasculaire sur plus de 300 patients et 20% seulement ont eu besoin de chirurgie ouverte", détaille le Dr. Chinsakchai.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Samitivej Sukhumvit Hospital au +66 (0) 2711-8181 ; E-mail: info@samitivej.co.th; Facebook: www.facebook.com/samitivej
Website: www.samitivejhospitals.com/Home/en

Sur le même sujet
Logo-Samitivej-Carre

Samitivej Hospitals

Les hôpitaux Samitivej proposent des soins et services de santé haut de gamme en Thaïlande pour la clientèle internationale
0 Commentaire (s) Réagir
À lire sur votre édition locale
À lire sur votre édition internationale