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CONSTITUTION – Les députés Puea Thai patienteront

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 02/08/2012 à 00:00 | Mis à jour le 16/02/2019 à 10:23

Les députés du Puea Thai, le parti au pouvoir, ont décidé à l'issue d'une réunion organisée mardi, de repousser à une date encore non définie l'examen au Parlement du projet d'amendement constitutionnel qui avait fait craindre une résurgence des violences politiques le mois dernier.

Alors qu'une bonne partie d'entre eux avaient indiqué précédemment vouloir une reprise des débats dès la nouvelle session parlementaire débutée hier, les députés Puea Thai se sont finalement rangés derrière la voie modérée soutenue par la Premier ministre Yingluck Shinawatra. Prompong Nopparit, porte-parole de la formation politique, a indiqué mardi qu'une campagne à destination du public allait être lancée afin d'expliquer pourquoi la Constitution serait amendée, mais que la tenue d'un référendum n'était pour l'instant pas requise.

La Cour constitutionnelle avait rejeté le 13 juillet cinq plaintes, dont une provenant du Parti Démocrate, estimant que cet amendement ne constituait pas une menace pour la monarchie. Elle a également recommandé au gouvernement d'organiser un référendum s'il souhaitait modifier l'ensemble du texte constitutionnel, étant donné que la Constitution de 2007, actuellement en vigueur, avait été soumise à l'approbation du peuple. Cet amendement est vu par ses opposants comme un stratagème pour faciliter le retour au pays de Thaksin Shinawatra, ex-Premier ministre qui vit aujourd'hui en exil pour échapper à une peine de prison pour conflit d'intérêts. La délibération en troisième lecture de ce projet de loi de réconciliation nationale au Parlement avait été suspendue fin mai par la Cour constitutionnelle.

La Constitution actuelle du royaume, approuvée en août 2007 par la population, avait été rédigée par une assemblée constituante, nommée par les militaires après le coup d'Etat de 2006 qui avait éjecté du pouvoir Thaksin. Les critiques estiment que ce texte, soutenu par le Parti Démocrate, retire trop de pouvoir aux élus pour accroître celui des bureaucrates et des dirigeants nommés, laissant le champ libre aux militaires pour asseoir leur influence sur le pouvoir.

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