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MY TAILOR IS AN EXPAT – Du blog au livre, de nouvelles chroniques inédites sur la vie d’expatrié

Par Lepetitjournal Bangkok | Publié le 28/06/2017 à 22:00 | Mis à jour le 16/05/2018 à 12:48
My tailor is an expat, expatriation, Bangkok, blog livre, Mathilde Paterson

Le blog My tailor is an expat, qui fait rire depuis 2015 tous les Français qui vivent à l’étranger, est désormais disponible en livre avec 50% de chroniques inédites (60 au total).

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QUELQUES EXTRAITS

Parmi les sujets le plus populaires, la femme d’expat et le grand raout du café de rentrée des associations d’accueil:

De l’importance de bien étiqueter la femme d’expat
"Vous voici à la porte du Café d’accueil de votre ville, prête à y jouer en quelques heures votre vie sociale de l’année. Afin de tirer profit au maximum de cette fabuleuse opportunité, ne perdez pas votre temps à nouer des amitiés sans lendemain. Pour y voir clair parmi les femmes d'expat faisant leur rentrée, il est essentiel de leur coller des étiquettes.
Les participantes sont divisées en deux clans : les petites nouvelles (étiquettes bleues avec leur prénom et le nom de leur quartier) et les anciennes (étiquettes vertes).
Face à une étiquette bleue, la vraie question qui se pose c’est: "D’où arrive cette femme d’expat ?"
Face à n’importe quelle étiquette, la question primordiale est : "Cette femme d’expat est-elle bien lotie ?"

Autre grand succès, la série d’articles sur les vacances d’été en France, période pendant laquelle il faut affronter au quotidien les a priori et questions bizarres de ses proches:

"Alors qu’en France vous viviez sans pression particulière, que vous aviez le droit de ”vivoter” dans votre coin sans que personne n’y trouve rien à redire, tout change lorsque vous vous expatriez. Aux yeux des Français de France, l’expatrié que vous êtes se doit de tirer profit au maximum de cette formidable expérience qu’est la vie à l’étranger. Toujours, il doit faire preuve d’ouverture d’esprit et chercher à s’intégrer à son pays d’accueil. Ainsi, depuis que vous vous êtes expatrié, vos compatriotes ont un droit de regard sur vos activités et vos fréquentations (“Et vous avez des amis locaux?”). Ils peuvent aussi s’enquérir du contenu de votre assiette (“Mais vous mangez local?”) et, bien sûr, des langues que vous parlez."

Les liens très forts qu’entretient l’expat français avec la gastronomie de son pays d’origine:

"En vous proposant du saucisson, c’est bien plus que du saucisson que ces Français vous proposent. Ils vous invitent à entrer en connivence avec eux, à sceller un pacte amical et à vous susurrer chacun à l’oreille : "Nous sommes Français, nous sommes si bien entre nous". Refuser cette rondelle de saucisson précieusement ramenée de votre terre natale commune, c’est lancer à la figure de vos hôtes : "Moi, j’aime pas la France". C’est violent. Vous creusez un gouffre entre eux et vous. Finalement, vous n’allez pas être si bien que ça ensemble, vous pouvez le lire dans leurs yeux ahuris à l’instant même où vous prononcez ce terrible Non."

 

Nous étions à la soirée de lancement le 14 juin au Café Tartine (il y avait du saucisson et du vin rouge!). Il y avait surtout beaucoup de monde. Souriante et ravie de ce succès, Mathilde Paterson, l’auteure, enchaîne les dédicaces et profite de la soirée pour rencontrer ses lecteurs, dont ceux qu’elle connaissait jusque là uniquement à travers leurs commentaires sur les réseaux sociaux ou le blog.

Un blog qui est né lorsque Mathilde a arrêté de travailler, il y a deux ans et demi. Avant, elle officiait en tant que journaliste (notamment pour l’édition mexicaine du petitjournal.com !) et dans la communication. Des métiers toujours en rapport avec l’écriture, donc. Elle nous explique qu’elle souhaitait continuer dans cette voie : "Je voulais voir si j’étais capable d’écrire toute seule". Après quelques articles sur Bangkok, elle rédige un article sur la femme d’expat qui sera très lu et partagé.

Mathilde se rend compte qu’elle tient un vrai sujet : les expatriés français, leurs travers, leurs habitudes et leur (pas très bonne) réputation ! Prenant le parti de ne plus parler de Bangkok ou d’aucun pays en particulier, le blog touche les expatriés partout dans le monde, la dérision et l’humour des articles faisant mouche. Pendant un an, Mathilde alimente son blog à raison d’un article par semaine.

Face au succès du site, son entourage est très enthousiaste et beaucoup lui conseillent d’écrire un livre. Elle réfléchit avant de se lancer ; il y a plein de choses à dire sur l’expérience d’expatrié et cela mérite d’être publié. Elle ralentit la cadence sur son blog pour se consacrer à la rédaction d’une trentaine d’inédits, qui forment la moitié du livre, et retravaille ses meilleures chroniques. Au fil des neuf chapitres, on retrouve donc la femme d’expat, la femme expatriée (celle qui bosse !), on apprend comment voyager dans son pays d’accueil sans passer pour un touriste ou comment organiser comme il se doit une fête de départ mémorable, on découvre l’homme d’expat (cette espèce en voie de développement) ou on décortique les liens très forts qu’entretient l’expat français avec la gastronomie de son pays d’origine.

En parallèle, Mathilde a publié il y a quelques mois un album illustré à destination des expatriés les plus jeunes (3 à 7 ans), Ulysse petit expat : l’histoire d’un petit garçon dont les parents vont s’installer à l’étranger. On le suit dès l’annonce du grand départ et on l’accompagne dans ses difficultés (et joies!) à s’adapter à un monde où tout est différent. C’est le seul livre à aborder cette thématique.

Désormais, Mathilde se consacre donc à la promotion et la communication des deux livres et de leurs sites internet. Une entreprise sans doute chronophage puisqu’elle se déplace elle-même sur Sukhumvit : "Je le fais beaucoup, surtout en ce moment puisque c’est un bon cadeau à ramener en France pour offrir à sa famille ou à une fête de départ. Il m’arrive même d’en apporter 4 ou 5 à la fois !".

Un livre à mettre dans sa valise cet été pour se sentir moins seuls quand vos proches vous jugeront parce que vous ne parlez pas la langue locale.

Il est possible de se procurer le livre MyTailoris an Expat sur Bangkok au Café Mademoiselle près de l'hôpital BNH sur le soi Convent, ou au Dolphin Bay Resort, au sud de Hua Hin, pour 620 bahts. Vous pouvez aussi envoyer un e-mail à mytailorisanexpat@gmail.com ou encore commander directement le livre via le blog http://mytailorisanexpat.com/ que Mathilde continue d’alimenter.

MARIE GOUILLEUX 
 

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