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ENTREPRISE – Club APM: les dirigeants français de Bangkok ne sont plus seuls !

Par Lepetitjournal Bangkok | Publié le 15/05/2014 à 22:00 | Mis à jour le 22/05/2014 à 17:35

L'Association Progrès du Management (APM), réseau français de 6.500 dirigeants créé il y a bientôt trente ans par le fondateur de Sodexo, a ouvert en février à Bangkok son premier club en Asie conjointement avec Singapour. L'APM propose aux dirigeants d'entreprise un espace d'échange privilégié et des formations haut de gamme destinées à rompre la solitude qui affecte ceux au sommet de la hiérarchie, et à leur permettre d'améliorer leur capacité managériale

"Le progrès de l'entreprise par le progrès du dirigeant". Le slogan de l'Association Progrès du Management (APM) est clair, l'amélioration du dirigeant est un facteur important de perfectionnement d'une entreprise, qu'il s'agisse d'une PME ou d'un grand groupe.
L'APM a été fondée en 1987 par Pierre Bellon, fondateur de Sodexo et vice-président du Conseil National du Patronat Français (CNPF), l'ex-Medef, avec quelques chefs d'entreprises désireux de créer des rencontres de proximité pour partager leurs expériences, rompre l'isolement du dirigeant, et débattre de leurs problématiques managériales. C'est aujourd'hui un réseau de plus de 320 clubs répartis sur l'hexagone en dans le monde, auquel est venu s'ajouter récemment un club à Bangkok et à Singapour.
"L'idée est partie du constat simple que le chef d'entreprise est très souvent seul face à ses problèmes, il est tout en haut de la hiérarchie, il peut donc difficilement partager ses soucis", explique le chef d'orchestre ? et chef d'entreprise - Philippe Fournier, premier expert à être intervenu auprès de l'APM Bangkok en février sur le thème "musique et management".
"Lorsque l'on arrive en haut de la hiérarchie, on perd toute notion d'objectivité : soit on nous fait des louanges - même si on en pense pas moins - soit on nous torpille par derrière pour nous prendre notre place", dit-il. "En tant que dirigeant, il nous faut des gens qui nous disent les choses franchement mais de manière objective". Un feedback sincère et de qualité en somme.

Lieu de formation et d'échange
Il s'agit donc de faire se rencontrer des chefs d'entreprise pour leur permettre de partager autour d'une thématique.
"Ce n'est pas un networking, mais un club de formation", tient à préciser Christophe Martin, directeur de l'entreprise de construction automobile 999 Motorsport, qui a lancé le club de Bangkok.
Le concept consiste à organiser des journées mensuelles de formation pour permettre aux dirigeants d'entreprises de progresser globalement, en solutionnant ou en améliorant des aspects parfois insoupçonnés de leur perception du monde, de leur être, leurs habitudes, leurs méthodes, etc. Cela par une approche décalée des problématiques.
On n'enseigne pas le management d'équipe proprement dit ici, on ne donne pas non plus des recettes marketing miracles. On cherche plutôt à apporter des clés de compréhension et d'amélioration de mécanismes inhérents de près ou de loin à ces questions. En gros, on ne vous forme pas aux techniques de management, on vous permet d'améliorer vos capacités managériales !
"Il s'agit davantage d'amener ces dirigeants à se perfectionner personnellement, les aider à mieux appréhender le monde, son fonctionnement et ses évolutions, plutôt que tabler sur des problématiques typiquement managériales, qui font déjà l'objet régulièrement de maints séminaires et conférences", explique Christophe Martin.
Ouvrir les esprits, les aérer, les amener à découvrir des réalités inédites, à observer des aspects fondamentaux liés à problématiques classiques qui touchent le dirigeant sous des angles inhabituels.
"La philosophie pédagogique de l'APM consiste à chercher les réponses à des questions", souligne Philippe Fournier. "Mais on aborde les problèmes par des chemins détournés. On ne trouve pas forcément la réponse à un problème en se butant directement dessus, mais cela est possible en abordant des sujets inattendus a priori éloignés du dit problème".

Une foule de spécialistes
Les séminaires de l'APM ont cette particularité d'être menés par des experts d'horizons très divers, et très pointus aussi, eux-mêmes membres de l'APM ? donc eux aussi sont des dirigeants. Sportifs de haut niveau, musiciens, psychanalystes, environnementalistes, chercheurs, etc. ce sont pas moins de 350 spécialistes qui tournent d'un club à l'autre pour animer environ 3.000 journées de formation chaque année pour l'APM.
En février à Bangkok, un chef d'orchestre expliquait le rôle que joue à différents niveaux la rythmique et la fréquence des ondes sonores dans la communication et l'effet produit sur des individus ; en mars, un grand sportif et marin en solitaire enseignait comment gérer son énergie et par exemple comment gagner deux heures de sommeil par des exercices simples de quelques minutes ; en avril, on apprenait comment faire de l'argent en remplaçant la structure par des valeurs et une culture qualité avec Jean-Francois Zobrist, chantre de l'entreprise libérée et dirigeant de la fonderie Favi symbole français de ce modèle basé sur la responsabilisation des employés. Ce mois-ci un docteur en psychologie expérimentale viendra "booster le potentiel d'innovation de son entreprise" en travaillant autour de la thématique de "la créativité et l'intelligence connective". Le mois prochain, un psychanalyste abordera la gestion des personnalités difficiles et dangereuses.
Ces journées se déroulent généralement dans une atmosphère studieuse mais détendue. On commence par un café croissants avant de passer dans la salle où l'on fait connaissance avec l'intervenant qui alternera la théorie et la mise en pratique.
Durant la journée, les participants peuvent se livrer, partager des difficultés qu'ils rencontrent dans leur travail.
"Chacun participe, donne son avis ou partage une problématique sur le thème donné, et parfois on trouve des solutions", indique Christophe Martin.
Pour cette raison l'APM limite les inscriptions à un membre par secteur d'activité, prenant soin de ne pas intégrer au club le concurrent d'un membre. "Lorsque l'on est dirigeant, il est difficile de se livrer devant son concurrent", explique Christophe Martin.
L'entrée dans un club APM se fait par cooptation puis elle est validée - ou non - par le reste des membres. "Lors de nos journée, on s'ouvre, on se met tout nu, il faut donc que tout le monde s'accepte", précise Christophe. La condition numéro un est d'être dirigeant d'entreprise, quelle que soit sa taille.
Autre condition pour entrer dans un club APM : être Francophone. "On ne veut pas utiliser l'anglais. Les interventions sont en français et nous le revendiquons", explique Christophe Martin. "Pour obtenir cette qualité, cette finesse d'échange, on y arriverait pas en anglais, il nous faut parler notre langue natale", insiste-t-il.
L'adhésion coûte 4.200 ? par an, ce qui permet de rémunérer les 10 intervenants de l'année, de payer leur voyage et le logement. Le club de Bangkok compte aujourd'hui 8 membres, l'objectif est d'atteindre 12 adhésions d'ici juin, nombre à partir duquel sera désigné un président du club.
Cette ouverture du club de Bangkok et Singapour s'inscrit dans une stratégie d'APM de développement à l'étranger qui compte déjà 41 clubs hors hexagone dans 18 pays, autre hub d'Asie du Sud-est qui compte une forte communauté française, et bientôt Shanghai.

Pour contacter Christophe Martin cliquez ici
Voir le site Internet de l'APM https://www.apm.fr/
Pierrre QUEFFELEC () jeudi 15 mai 2014
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1 Commentaire (s)Réagir
Commentaire avatar

Justice mar 23/01/2018 - 05:44

Eh oui du pipo, la société 999 a fermé quelques années plus tard après un fiasco commercial doublé d'une arnaque organisée depuis l'usine de Bangkok. Christophe Martin a une fois de plus prouvé sa capacité à détourner des fonds et à falsifier les comptes. Bravo...

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