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Centre culturel de Bangkok: l’Art prévaut mais l’inquiétude persiste

Par Sophie GOUSSET | Publié le 15/05/2018 à 09:19 | Mis à jour le 18/01/2022 à 05:14
Photo : Sophie GOUSSET - Le gouverneur de Bangkok, Asawin Kwanmuang, a abandonné son ideé de transformer le BACC en espace de co-working
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Le gouverneur de Bangkok a annoncé le retrait de son idée de transformer le Centre Culturel et Artistique de Bangkok (BACC) en lieu de co-working, hier, sur son compte Facebook. Même si les opposants saluent la victoire de l’Art, des doutes subsistent quant à l’avenir de la gestion du BACC. 

Marche arrière toute ! Après de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux et dans la presse, le gouverneur de Bangkok, Asawin Kwanmuang, a abandonné lundi soir sa volonté de transformer le BACC en espace de co-working. Dans un post sur son compte Facebook, il reconnaît l’importance de l’allocation du centre à l’art. 

Quelques jours plus tôt, Asawin avait annoncé à plusieurs médias son désir de transformer trois étages du BACC en lieu de co-working et transférer sa gestion à la Bangkok Metropolitan Administration (BMA). 

Immédiatement, artistes et citoyens s’étaient insurgés avaient réagi en programmant ce mardi un rassemblement devant le centre, en lançant un hashtag de mobilisation sur les réseaux sociaux et en récoltant plus de 13.000 signatures sur une pétition en ligne. 

Face à ces réactions, le gouverneur déclarait finalement, sur son compte Facebook, le maintien l’identité artistique du BACC "Je suis celui qui veut encourager le public à avoir un espace, libre d’intervention, pour être créatif". 

Pourtant, le gouverneur estime nécessaire de "développer cet endroit". "Certaines parties n’ont pas encore été utilisées".  soulignait-il. Ainsi, Asawin ne retire pas l’éventualité de déléguer la gestion du centre à l’administration de la ville, qu’il dirige.  

D’un autre côté, le Réseau des Artistes pour la Liberté du BACC  portera comme prévu, aujourd’hui, ses demandes au Premier ministre de limoger Asawin Kwanmuang et de laisser la Fondation BACC gérer le centre, rapporte le journal The Nation.

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