Les hostilités entre la Thaïlande et le Cambodge ont repris vendredi à la frontière, avec des échanges de tirs à l'arme lourde. Dix personnes ont perdu la vie, six Cambodgiens et quatre Thaïlandais. Alors que le secrétaire-général de l'ONU Ban Ki Moon a demandé aux deux pays d'instaurer un cessez-le-feu immédiat, le gouvernement thaïlandais se dit prêt à discuter mais refuse toujours l'implication d'un pays tiers
Les troupes thaïlandaises et cambodgiennes ont échangé hier pour la troisième journée de suite des tirs d'armes lourdes à la frontière, causant la mort de six soldats cambodgiens et quatre thaïlandais, rapportait hier les officiels des deux pays. Des dizaines de milliers de civils ont quitté les lieux, des deux côtés de la frontière. Le secrétaire-général de l'ONU Ban Ki Moon a appelé samedi à un cessez-le-feu immédiat et incité les deux pays à entamer un "dialogue sérieux" pour résoudre ce conflit.
Des villageois, qui se sont mis à l'abri dans des tentes de fortune dans le district de Prasat, ont affirmé avoir été pris par la peur lorsque les combats ont débuté vendredi, non-loin du district voisin de Phanom Dong Rak. "Au tout début, j'ai cru que c'étaient des exercices militaires, mais quand un obus est tombé près de ma maison, j'ai compris que je devais courir", a affirmé Somjai Lengtamdee du village Baan Khaotoh.
"J'étais si inquiet pour mes trois enfants. Nous avons été séparés, et cela a pris une journée complète avant de tous les retrouver. Je ne me sens toujours pas en sécurité dans ce camp (de réfugiés). Je peux juste espérer que la guerre se termine rapidement. J'ai si peur", a ajouté l'homme de 37 ans. Somdee Suebnisai, un officiel local de Phanom Dong Rak, a déclaré qu'il y avait dans la zone 16 camps offrant refuge à plus de 18.000 personnes et que leur nombre pouvait atteindre ce dimanche 20.000.
Des combats aussi à 100 kilomètres de Preah Vihear
Des tirs d'armes lourdes étaient audibles à 20 kilomètres de la zone de combats du côté cambodgien dimanche, d'après un photographe de l'AFP, tandis que les personnes fuyant leur maison trouvaient refuge dans les écoles et les temples, loin des escarmouches.
Depuis le début des attaques vendredi, six militaires cambodgiens et quatre thaïlandais sont morts. Les deux nations se sont accusées mutuellement d'avoir provoqué les violences, qui sont les premières sérieuses depuis les récents affrontements de février lorsque 10 personnes avaient perdu la vie près du temple hindou de Preah Vihear.
Ces derniers combats ont pris place à côté d'un autre groupe de temples, à 100 kilomètres de Preah Vihear. Un communiqué du ministère de la Défense cambodgien a accusé les troupes thaïlandaises d'agression sur des zones civiles avec des centaines d'obus d'armes lourdes et d'avoir tenté d'occuper le temple de Ta Moeung.
La Thaïlande nie les attaques au gaz
Les responsables militaires thaïlandais se sont adressés publiquement à la télévision hier après-midi pour affirmer que le Cambodge avait tiré le premier après avoir tenté de "s'emparer" des temples du site de Preah Vihear. "Nous avons répondu avec des tirs de mitrailleuse et d'artillerie, mais sans gaz ni aucun invasion de l'espace aérien cambodgien", a déclaré le porte-parole de l'armée thaïlandaise Sunsern Kaewkumnerd, se défendant des attaque récentes du Cambodge qui affirmait que la Thaïlande avait utilisé des "gaz toxiques" et envoyé des avions "loin dans l'espace aérien cambodgien". La Thaïlande a récemment reconnu avoir utilisé lors des derniers combats en février des armes controversées, les "munitions classiques améliorées à double effet", assurant malgré les accusations d'ONG qu'il ne s'agissait pas d'armes à sous-munition.
Bangkok s'oppose a l'intervention d'un pays tiers
Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a déclaré que la Thaïlande était prête à tenir des discussions bilatérales et a accusé le Cambodge de vouloir "internationaliser" le conflit. Phnom Penh réclame depuis février une médiation pour régler ces différends frontaliers, mais Bangkok s'oppose à l'intervention d'un pays tiers. Les deux voisins avaient donné leur accord en février pour l'envoi d'observateurs indonésiens à la frontière mais l'armée thaïlandaise a depuis indiqué qu'ils n'étaient plus les bienvenus. L'Indonésie, qui détient la présidence provisoire de l'ASEAN, a appelé à la fin immédiate des violences.
Les ruines près du temple Preah Vihear du XIe siècle, dont le classement par l'Unesco en 2008 avait ravivé les tensions, relèvent de la souveraineté du Cambodge selon une décision de la Cour internationale de justice de 1962. Mais les Thaïlandais contrôlent ses principaux accès et les deux pays revendiquent une zone de 4,6 kilomètres carrés en contrebas de l'édifice qui n'a pas été délimité.
(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) lundi 25 avril 2011
Lire aussi :
Notre article du 8 février 2011, Nouveaux heurts malgré les appels au calme de l'ONU
Notre article du 7 février 2011, Combats meurtriers malgré un cessez-le-feu
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FRONTIERES – Dix morts en trois jours lors de nouveaux affrontements
Les hostilités entre la Thaïlande et le Cambodge ont repris vendredi à la frontière, avec des échanges des tirs à l'arme lourde. Dix personnes ont perdu la vie, six cambodgiens et quatre thaïlandais. Alors que le secrétaire-général de l'ONU Ban Ki Moon a demandé aux deux pays d'instaurer un cessez-le-feu immédiat, Bangkok se dit prête à discuter mais refuse toujours la présence d'un pays tiers
Les troupes thaïlandaises et cambodgiennes ont échangé hier pour la troisième journée de suite à la frontière des tirs d'armes lourdes, causant la mort de six soldats cambodgiens et quatre thaïlandais, rapportait hier les officiels des deux pays. Des dizaines de milliers de civils ont quitté des deux côtés de la frontière en raison des combats, qui ont émaillé la région depuis deux mois. Le sécrétaire-général Ban Ki Moon a appelé à un cessez-le-feu et inciter les deux pays à commencer un "dialogue sérieux" pour résoudre ce conflit.
Des villageois, qui se sont mis à l'abri dans des tentes de fortune dans le district de Prasat, ont affirmé été pris par la peur lorsque les combats ont débuté vendredi non-loin du district voisin de Phanom Dong Rak. Au tout début, j'ai cru que c'étaient des exercices militaires, mais quand un obus" est tombé près de ma maison, j'ai compris que je devais courir", a affirmé Somjai Lengtamdee du village Baan Khaotoh.
J'étais si inquiet pour mes trois enfants. Nous avons été séparés, et cela a prus une journée complète avant de tous les retrouver. Je ne me sens toujours pas en sécurité dans ce camp (de régugiés). Je peux juste espérer que la guerre se termine rapidement. J'ai si peur, a ajouté l'homme de 37 ans.
Somdee Suebnisai, un officiel local de Phanom Dong Rak, a déclaré qu'il y avait dans la zone 16 camps offrant refuge à plus de 18.000 personnes et que le nombre pouvait atteindre 20.000.
Des combats à 100 kilomètres de Preah Vihear
Des bruits de tirs d'armes lourdes étaient audibles à 20 kilomètres de la zone du combat côté cambodgien dimanche, d'après un photographe de l'AFP, tandis que les personnes fuyant leur maison trouvaient refuge dans les écoles et les temples, loin des échafourrées.
Depuis le début des attaques vendredi, six militaires cambodgiens et quatre thaïlandais. Les deux nations se sont accusé mutuellement d'avoir provoqué les violences, qui sont les premières sérieuses depuis les récents affrontements de févrer lorsque 10 personnes avaient perdu la vie près du temple hindu de Preah Vihear.
Ces derniers combats ont pris place à côté d'un autre groupe de temples, à 100 kilomètres de Preah Vihear.
Un communiqué du Ministère de la Défense cambodgien a accusé les troupes thaïlandaises d'agression avec des centaines d'obus d'armes lourdes sur des zones civiles et d'avoir tenté d'occuper le temple de Ta Moeung.
La Thaïlande nie les attaques au gaz
Les responsables militaires se sont adressés publiquement à la télévision hier après-midi pour affirmer que le Cambodge avait tiré le premier après avoir tente de "s'emparer" des temples du site de Preah Vihear. "Nous avons répondu avec des tirs de mitrailleuse et d'artillerie, mais sans gaz ni aucun invasion de l'espace aérien cambodgien", a déclaré le porte-parole de l'armée thaïlandaise Sunsern Kaewkumnerd, se défendant des attaque récentes du Cambodge qui affirmait que la Thaïlande avait utilise des "gaz toxiques" et envoyé des avions "loin dans l'espace aérien cambodgien". La Thaïlande a récemment reconnu avoir utilisé lors des derniers combats en février des armes controversées, les "munitions classiques améliorées à double effet", assurant malgré les accusations d'ONG qu'il ne s'agissait pas d'armes à sous-munition.
Bangkok s'oppose a l'intervention d'un pays tiers
Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a déclaré que la Thaïlande était prête à tenir des discussions bilatérales et a accusé le Cambodge de vouloir "internationaliser" le conflit. Phnom Penh réclame depuis février une médiation pour régler ces différends frontaliers, mais Bangkok s'oppose a l'intervention d'un pays tiers. Les deux voisins avaient donné leur accord en février pour l'envoi d'observateurs indonésiens à la frontière mais l'armée thaïlandaise a depuis indiqué que ces observateurs n'étaient pas les bienvenus et ils n'ont jamais été déployés. L'Indonésie, qui détient la présidence provisoire de l'ASEAN, a appelé à la fin immédiate des violences.
Ces ruines du XIe siècle, dont le classement par l'Unesco en 2008 avait ravivé les tensions, relèvent de la souveraineté du Cambodge selon une décision de la Cour internationale de justice de 1962. Mais les Thaïlandais contrôlent ses principaux accès et les deux pays revendiquent une zone de 4,6 km2 en contrebas de l'édifice qui n'a pas été délimitée.
P.B. (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) jeudi 17 février 2011
Lire aussi :
Notre article du 8 février 2011, Nouveaux heurts malgré les appels au calme de l'ONU
http://www.lepetitjournal.com/bangkok/accueil-bangkok/72877-preah-vihear-nouveaux-heurts-malgre-les-appels-au-calme-de-lonu.html
Notre article du 7 février 2011, Combats meurtriers malgré un cessez-le-feu
http://www.lepetitjournal.com/bangkok/accueil-bangkok/72797-preah-vihear-combats-meurtriers-a-la-frontiere-malgre-un-cessez-le-feu.html
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