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La Nouvelle Zélande, bientôt le seul pays sans prédateurs ?

Par Alexandra Jaegy | Publié le 10/12/2018 à 04:55 | Mis à jour le 10/12/2018 à 22:23
 un oiseau dans la gueule d'un rongeur

Le ministère de la préservation s’est fixé comme objectif à l'horizon 2050 de faire de la Nouvelle-Zélande un pays "predator free".

Pour y parvenir, le gouvernement  est prêt à investir 4 millions de dollars et a publié la semaine dernière un guide de discussion demandant aux habitants de réfléchir aux actions qu’il faudra mettre en place pour atteindre cet objectif :

5 grands domaines y sont représentés :

-  La science Maori

-  L’innovation

-  La communication et l’engagement

-  La suppression et l’éradication des prédateurs à l’échelle du pays 

-  La gestion des données, l’observation et le suivi. 

 
Toute la population est appelée à participer en donnant son avis sur doc.govt.nz d'ici janvier 2019. C’est la première fois qu’un projet d’une si grande ampleur voit le jour en Nouvelle-Zélande sur la question des animaux.  En effet, bons nombres d'espèces endémiques, comme le Kiwi ou le Kākāpō, tendent à disparaître : 25 millions d’oiseaux sont tués chaque année par des prédateurs tels que des hermines, belettes, rats et opossums. Tandis qu'on dénombre à 70 000 le nombre de kiwis dans tout le pays. 


“Tuer des petits mammifères rassemble les gens”

pièges à rongeurs


En Nouvelle-Zélande, toute la population met la main à la pâte et se retrouvent donc pour construire des pièges à rongeurs qu’ils dispersent un peu partout. « En Nouvelle-Zélande, tuer de petits mammifères rassemble les gens. Au cours de mes voyages à travers le pays, j'ai découvert que l'extermination, aussi étrange que cela puisse paraître, est vraiment une affaire populaire » expliquait déjà la journaliste Elizabeth Kolbert dans le New York Times en 2014. 

À tel point que le pays est devenu le leader mondial sur la dératisation.

 

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Alexandra Jaegy

Catalane de Paris, Alexandra vit en colocation avec Didier, son cochon d’inde. Elle essaye d’écrire autant qu’elle sourit, en passant par plusieurs rédacs : web, papier, carton, peu importe tant qu’il y a de la passion.
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Nicolas Roger

Rédacteur en chef de l'éditon Auckland.

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