Édition internationale

Transport maritime : la Grèce domine dans le secteur des pétroliers

Le pays connaît une phase d’expansion de son industrie maritime depuis quelques années, portée notamment par ses champions locaux.

Vue d'une coque de bateau en train d'être assemblée dans un chantier navalVue d'une coque de bateau en train d'être assemblée dans un chantier naval
Écrit par Eliot Chalier
Publié le 4 juin 2026, mis à jour le 5 juin 2026

 

Historiquement, la Grèce a toujours accordé à la mer une place à part ; en conséquence, les bateaux hellènes ont souvent été pionniers dans l’établissement de liaisons entre différents points du monde, notamment commerciaux. Cela s’est particulièrement traduit dans le secteur de la construction navale ou, encore aujourd’hui, Athènes tient la dragée haute à des pays qui font plusieurs fois sa taille.

De nouvelles données de Veson et Clarksons montrent ainsi que le pays est récipiendaire du plus grand nombre de commandes spécifiquement pour des pétroliers neufs, la construction navale nationale traversant sa période la plus faste depuis la crise financière de 2008.

 

Une flotte marchande en bonne forme

La valeur de la flotte active de pétroliers appartenant à des grecs est estimée à 66,3 milliards de dollars, plaçant Athènes en tête. De plus, une tendance significative au renouvellement est également enregistrée dans l'ensemble de la flotte marchande, 328 nouvelles commandes ayant été passées sur une période de sept mois (en comptant les cargos, porte-conteneurs et transporteurs de gaz), pour une valeur totale de 28,5 milliards de dollars.

Selon les données concernant l’ensemble de l’industrie maritime, quel que soit le type de navire, la Chine conserve la première place en termes de volume total de tonnage en construction. En avril, elle était de 38,5 millions de tonnes brutes compensées (CGT) contre 25,7 millions pour la Grèce, les chiffres de cette dernière étant tout de même stables sur le long terme.

 

Une vue d’ensemble positive

Pour l’ensemble de la flotte, une augmentation des commandes a été constatée depuis novembre dernier, avec 66 nouveaux projets de construction en février contre 56 quatre mois plus tôt, pour une valeur estimée à 5,9 milliards de dollars. Depuis le début de l’année, les données confirment que les armateurs grecs ont contracté plus de commande dans toutes les catégories que leurs concurrents chinois.

La primauté des pétroliers est incontestée : le montant total des projets en cours en Grèce s’élève à 39,89 milliards de dollars, soit environ 4 fois celui de Beijing (9,52 milliards de dollars). Le top 5 est complété par Singapour avec 8,61 milliards de dollars, Hong Kong avec 5,13 milliards de dollars et le Royaume-Uni avec 5,08 milliards de dollars.

 

Des entreprises clés pour la croissance grecque

Les armateurs sont au cœur de ce succès, en particulier grâce à des techniques d'investissement dites contracycliques : ils achètent des navires lorsque les conditions du marché sont défavorables, afin d'agrandir leurs flottes en prévision de la demande future. Cette approche leur a permis de maintenir un avantage concurrentiel lors des redémarrages économiques, qui peut ensuite être investi lors de la prochaine crise.

Actuellement, les trois plus gros armateurs hellènes sont « Navios Maritime holding Inc. » d’Angeliki Frangou, « Star Bulk Carriers Corp » de Petros Pappas, et « Angelicoussis Group » de Maria Angelicoussis. Possédant respectivement 188, 151 et 144 vaisseaux, leur flotte s’étend du porte-conteneurs au pétrolier en passant par le vraquier, recouvrant tout les besoins. Il n’en faut pas moins pour pouvoir compter dans un secteur devenu extrêmement compétitif car vital pour l’économie mondiale.

Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos