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Alexis Tsipras remporte le vote de confiance de justesse

Par Aurore Le Perff | Publié le 17/01/2019 à 07:06 | Mis à jour le 17/01/2019 à 15:58
Alexis Tsipras remporte le vote de confiance de justesse

Après deux jours de débat parlementaire acharné, les députés ont accordé de justesse, le mercredi 16 janvier, leur confiance au gouvernement d’Alexis Tsipras avec 151 votes. 

Confiance accordée de justesse

Le premier ministre grec a remporté le vote de confiance avec 151 suffrages sur les 299 députés présents. Les 145 membres de SYRIZA sont restés solidaires et ont été rejoints par 6 autres députés : Elena Kountoura, Vassilios Kokkalis, Athanasios Papachristopoulos, Konstantinos Zouraris, Katerina Papakosta et Spyridon Danellis. 

Dans un communiqué juste après le vote, Tsipras a déclaré : « Aujourd'hui, le Parlement a voté en faveur de la stabilité. Il a voté en toute confiance pour tenter de recouvrer la crédibilité internationale du pays ».

Cette confiance accordée au gouvernement SYRIZA va permettre à Alexis Tsipras de « rester encore neuf mois au pouvoir afin d’accomplir son œuvre gouvernementale ». En effet, si la majorité simple n’avait pas été atteinte, des élections auraient été organisées plus tôt, mais comme ce n’est pas le cas, les élections législatives auront lieu en octobre 2019.

Prochaine étape : ratification de l'accord de Prespes

La polémique sur la question macédonienne qui a fait éclater le gouvernement de coalition SYRIZA-ANEL va pouvoir reprendre son cours.

La majorité simple ne sera pas aussi évidente à atteindre au moment de ratifier l’accord de Prespes. Beaucoup d’opposants refusent tout compromis, notamment le chef de l’opposition, Kyriakos Mitsotakis. Le premier ministre l’a d’ailleurs invité à un débat télévisé pour en discuter. 

Malgré les accusations russes « d’ingérence » par l’Occident concernant l'accord de Prespes, l’Union Européenne salue le courage d’Alexis Tsipras et de son homologue Zoran Zaev.

Le conflit greco-macédonien dure depuis près de 30 ans et empêche l’adhésion de la Macédoine à l’Union européenne et à l’Otan, puisque la Grèce a mis son veto.

Le premier ministre grec a déclaré devant les députés : « Mon devoir patriotique est d'œuvrer pour essayer de lever le fardeau de ce différend" et "de renforcer le rôle géopolitique de la Grèce dans les Balkans et la Méditerranée de l'Est ». 

Pour beaucoup, le nom de Macédoine est très symbolique et fait partie du patrimoine historico-culturel de la Grèce. Les Grecs eux-mêmes sont partagés sur cette question. D'ailleurs, un rassemblement contre l'accord prévu dimanche 20 janvier à 14h à Syntagma va permettre de voir si le peuple est d'accord avec ce nouveau nom, ou pas.

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Aurore Le Perff

Aurore Le Perff

Responsable de l'édition d’Athènes et rédactrice en chef depuis 2018, Aurore définit la ligne éditoriale et propose des publi-reportages, portraits et bannières visant à développer la notoriété et la visibilité de votre entreprise/activité.
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