TCHERNOBYL - 20 ans après, le sol grec toujours contaminé

Par Lepetitjournal Athènes | Publié le 03/04/2006 à 00:00 | Mis à jour le 09/01/2018 à 12:00

20 ans après l'accident nucléaire, des scientifiques retrouvent toujours en Grèce, des particules radioactives dans le sol, les eaux souterraines, les plantes et les animaux selon le quotidien national Ta Nea. Dans certaines régions, le niveau de radioactivitéest le même qu'en 1986

20 ans après l'accident de Tchernobyl, le sol grec contient toujours des traces élevées de radioactivitéselon le quotidien Ta Nea.
Les mesures réalisées démontrent que le seuil d'innocuitéest largement dépassédans le sol prélevéàdes endroits différents du pays. C'est plus particulièrement dans les régions de l'ouest de la Macédoine, le nord de la Thessalie que les plus grandes concentrations de substances radioactives sont retrouvées, alors que les Cyclades, l'Attique, la Crète et une grande partie du Péloponèse sont moins touchées.
L'enquête a étémenée par une équipe de scientifiques dirigée par le professeur Simo Simopoulo, directeur du département de technologie nucléaire du Ethniko Metsovio Politechniou. Spécialiste du sujet, il étudie les répercussions de Tchernobyl depuis 20 ans.
Le césium dangereux
Le césium est une substance radioactive spécifique que l'on observe dans le sol grec. La durée de vie de celui ci est encore inconnue àce jour, certains parlent de 35 ans, d'autres de 80 ...

Cette substance est particulièrement dangereuse car elle se retrouve dans la nourriture, les fruits et légumes mais aussi dans la viande issue d'animaux qui se sont nourris de végétaux. Les conséquences du césium dans l'organisme ne sont pas forcément immédiates mais peuvent se déclarer 30 ans après la radiation sous forme, par exemple, de cancer du système digestif.
C'est en Ukraine le 25 avril 1986 que l'accident est survenu dans une centrale nucléaire, lors d'un essai de sûreté. La conception même du réacteur serait cause du drame ainsi que le manque d'anticipation du personnel et son incapacitéàstopper le processus destructeur.
Le Mont Olympe, barrière naturelle
Les rejets radioactifs répartis en 10 jours dans l'environnement représenteront presque, au total, 30 000 fois l'ensemble des rejets d'aérosols des installations nucléaires dans le monde en une année. Le panache radioactif a disséminésur la plupart des pays d'Europe des radionucléides tels que l'iode et le césium. Du fait de sa courte période radioactive ( 8 jours), l'iode a rapidement disparu. Par contre, aujourd'hui, on décèle toujours la radioactivitédue au césium. (
www.irsn.fr)
Trois nuages radioactifs ont pris des routes différentes après l'accident, l'un se dirigeant vers la Scandinavie, un autre vers l'Europe Centrale et un troisième vers les Blakans et la Grèce. Le Mont Olympe aurait jouer un rôle protecteur pour toute une partie du pays, faisant office de barrière au nuage radioactif.
Delphine Millet Prifti (LPJ Athènes) 3 avril 2006
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