Dimanche 23 septembre 2018
Beyrouth
Beyrouth
  Ne manquez plus les
dernières nouvelles
S'abonner

RENTRÉE - Témoignage d’une mère de famille (2ème partie)

Par Stéphanie Droit | Publié le 11/09/2016 à 08:00 | Mis à jour le 29/09/2016 à 17:35
International%20college

A quelques jours de la rentrée scolaire, Martine*, une Française résidant au Liban donne ses impressions sur l'école de Julie **, sa fille de 14 ans qui entre en 3ème à l'International College (IC) à Ain Aar, dans le Metn.

 

Quel jugement global portez-vous sur les établissements scolaires au Liban ?

Il y a un grand choix de bonnes écoles ici et vous trouverez facilement des personnes pour vous renseigner sur leur réputation.
A mon sens, le prix de la scolarité pose question. Les écoles publiques ne sont malheureusement pas la meilleure option. Ces écoles manquent cruellement de moyens. L'école de ma fille me semble très chère, et je ne suis pas certaine que la somme soit complètement justifiée.
Je n'ai qu'un enfant, donc cela reste facile à gérer. Mais si j'en avais deux ou trois, est-ce-que j'aurais pu me permettre une aussi bonne école ? C'est là que le système est injuste.

 

Comment, selon vous, cette « injustice » se manifeste-elle ?

Les écoles se doivent de présenter de bons résultats afin d'établir leur réputation, ils ne perdent pas de temps avec les élèves en difficulté.

Je trouve aussi que leur prix élevé n'est pas propice à une certaine mixité sociale. J'ai l'impression que mon enfant est cantonné à une petite partie de la société libanaise, plutôt privilégiée, dans une zone géographique précise. L'école n'est donc pas forcément ce lieu d'ouverture vers les autres comme on l'entend en France. C'est à la maison que je dois faire la différence en lui ouvrant les yeux sur ce que sont aussi nos valeurs.

Les premières années par exemple, elle m'a demandé pourquoi nous n'avions pas de chauffeur ou de nounou en uniforme pour passer la prendre à l'école. Pour elle c'était devenu ça la norme puisqu'elle le voyait tous les jours. Nous avons de longues discussions afin qu'elle comprenne que les choses ne seront pas toujours aussi faciles.

 

Par ailleurs, l'éducation des enfants a une place particulière...

Etre bon élève ne semble pas suffire, il faut être le meilleur. Même lorsque leur enfant se débrouille très bien, de nombreux parents font appel à des professeurs particuliers. La notion d'excellence ne me gêne pas du tout quand elle est inculquée par l'école, je trouve cela plutôt motivant. Mais quand les parents font la course au bulletin parfait, ça devient contre-productif. J'entends souvent : « Et la tienne ? Elle a eu combien ? » Pour ma part, j'ai choisi d'évaluer ma fille en fonction de son accomplissement personnel. Elle ne souffre donc pas des comparaisons, ni du stress.

Nous vous recommandons

0 Commentaire (s)Réagir

Rubriques partenaires

Logo partnaire Logo partnaire

Actualités

RÉTROSPECTIVE

Hezbollah, TSL, Rue Badreddine…l’actu de la semaine au Liban

L’actualité de ces sept derniers jours a été marquée par les menaces de Nasrallah contre Israël, les dernières audiences du procès de l’assassinat de Hariri et les tensions entre le PSP et le CPL.

Vivre à Beyrouth

RÉTROSPECTIVE

Du 16 au 18 septembre 1982, les massacres de Sabra et Chatila

Le 6 juin 1982, Israël envahit le Liban, c’est l'opération "Paix en Galilée" déclenchée officiellement en représailles de la tentative d'assassinat visant l’Ambassadeur israélien à