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Les opticiens thaïlandais bientôt soumis à licence

Le ministère de la Santé prépare un décret qui soumettra les magasins d'optique à licence et leurs employés à enregistrement obligatoire.

Présentoir lunettes Présentoir lunettes
Écrit par Hugo HASBROUCQ
Publié le 19 juin 2026


 

Le ministère de la Santé thaïlandais prépare un projet de décret ministériel pour encadrer les magasins d'optique. La mesure vise à classer les activités de test de vue et d'ajustement de lunettes dans la catégorie des établissements de santé au sens de la loi. En clair, exercer sans licence sera bientôt illégal.

Le texte part d'un constat simple. Beaucoup d'opticiens fonctionnent aujourd'hui sans respecter les normes professionnelles en vigueur, certains font passer des tests de vue à des clients sans encadrement qualifié. Le ministère juge que cela « met en danger les usagers du service ».

 

Un secteur XXL

 

La Thaïlande compte environ 15.000 magasins d'optique sur l'ensemble du territoire, soit presque autant que des 7-Eleven. En face, seulement 1.530 opticiens officiellement diplômés, l’essentiel du secteur tourne donc avec des personnels non certifiés. Le marché pèse pourtant 1,2 milliard de dollars et devrait atteindre 1,9 milliard d'ici 2030, porté par le vieillissement de la population et l'explosion du temps passé sur les écrans.

Une fois le décret publié au Journal officiel, les opérateurs déjà en activité disposeront de 180 jours pour déposer une demande de licence. Pendant l'instruction de leur dossier, ils pourront continuer à exercer, le texte entrera lui-même en vigueur 180 jours après sa publication.

Les services autorisés seront limités aux tests de réfraction pour les clients de 12 ans et plus.

Myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie : le champ est précis. En dessous de 12 ans ou en cas de problème oculaire complexe, le renvoi vers un médecin spécialiste sera obligatoire.

 

Personnel enregistré, clients rassurés

 

Les opérateurs devront obtenir une licence d'exploitation et leurs employés effectuant des tests de vue devront s'inscrire sur un registre officiel sous la tutelle du ministère. Ces derniers seront tenus de suivre une formation spécifique avant d'être reconnus comme prestataires légaux.

Le ministère a ouvert une consultation publique, les professionnels du secteur et les particuliers peuvent remplir un questionnaire et consulter le projet de décret en ligne. Une façon de faire avaler la pilule à un secteur qui tourne, pour l’heure, avec dix fois plus de boutiques que de professionnels certifiés.

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