

Malgré son nom alléchant, l'hôtel Diamante Beach situé à Calpe près d'Alicante fait de moins en moins rêver. Ainsi, après avoir fermé une première fois en février dernier suite au décès de trois Britanniques atteints de légionellose, une bactérie qui engendre généralement une forme aggravée de pneumonie, le site touristique s'est de nouveau vu contraint de suspendre son activité au cours de la troisième semaine de juin. Raison invoquée : huit nouveaux cas de légionellose détectés, dont trois Belges et cinq Madrilènes
Souvenez-vous, c'était en février dernier. Au total, quinze personnes avaient contracté la bactérie de légionellose à Calpe, près d'Alicante. Les 26 et 31 janvier ainsi que le 2 février, trois d'entre elles succombaient à la maladie à l'hôpital de Benidorm (province d'Alicante). Fin juin, l'épisode légionellose a repris : huit nouveaux cas ont été diagnostiqués. Cette fois-ci, la bactérie aurait voyagé puisque pas moins de cinq cas ont été isolés dans différents hôpitaux de la communauté madrilène. Pour éliminer tout doute et confirmer (ou infirmer) que le foyer de l'infection se situe bien à Calpe, les autorités sanitaires de Madrid et sa région ont ouvert une enquête. Les victimes se trouvent entre autres à l'Hôpital Puerta de Hierro et à la Clinique Quirón. Élément non-négligeable : elles auraient toutes séjourné à l'hôtel Diamante Beach à Calpe avant d'être admises dans les hôpitaux.
Aucun cas très grave
La question que l'on se pose aujourd'hui est doit-on s'inquiéter du retour de cas de légionellose en Espagne ? Si l'on en croit le responsable de la Santé de la région de Valence, Luis Rosado, il n'y a pas lieu de s'alarmer. Ce dernier aurait en effet déclaré à la presse "qu'il n'y a aucun cas très grave". L'hôtel Diamante Beach a de nouveau été fermé par mesure de précaution. Du côté de la région madrilène, on tente actuellement d'analyser la provenance de la bactérie tandis que la polémique autour de la réouverture de l'hôtel après l'épidémie de février dernier fait rage. Ainsi, certaines familles de victimes auraient dénoncé "l'irresponsabilité de l'hôtel et des autorités sanitaires". Luis Rosado avait pourtant assuré que "la réouverture de l'hôtel avait été justifiée par des preuves irréfutables de l'absence de germes validée par trois entreprises du secteur reconnues aux niveaux national et international" (source rtbf.be). Affaire à suivre.
Charlotte LAZAREWICZ (www.lepetitjournal.com - Espagne) jeudi 5 Juillet 2012
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