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ELECTIONS – Les résultats définitifs confirment la tendance à Valence

Écrit par Lepetitjournal Valence
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 6 janvier 2018



Le 24 mai dernier, les électeurs ont été appelés aux urnes pour choisir les nouveaux maires et responsables des communautés autonomes dans 13 des 17 régions espagnoles. C'est pourtant samedi qu'on été officiellement connus les résultats définitifs pour les 8122 communes de la Péninsule. Si les noms officiels ont été entendus sans grande surprise dans certaines localités, pour d'autres l'incertitude était présente jusqu'aux derniers instants.

(Photo CC Coentor)

Selon cette loi, vingt jours après les élections, une séance plénière extraordinaire est constituée afin de nommer définitivement les nouveaux élus. Ce sont les politiques qui ont acquis des sièges lors des élections du 24M qui voteront pour le nouveau représentant local. Il est évident que le parti aillant reçu la majorité du vote populaire est favori, cependant les semaines suivant ces élections sont décisives, car les différents groupes politiques peuvent constituer des alliances avant le vote des représentants officiels.

Comment la stratégie post élection peut changer le nom de l'élu
Les alliances que les politiques constituent juste après les élections peuvent changer la donne. Les divers groupes d'opposition, en additionnant leurs sièges, arrivent parfois à atteindre la majorité absolue, qui correspond à la moitié des conseillers plus un. Imaginez le cas d'une communauté de 100 sièges. Si le parti le plus voté aux élections autonomiques a remporté 25 sièges, et que deux partis d'opposition aillant récolté 15 sièges chacun s'associent, c'est cette dernière alliance politique qui remporte la victoire avec 30 votes contre 25 pour le candidat élus lors des élections du 24 mai. Voilà pourquoi les vingt jours post électoral sont très médiatisés. Cette année, c'est le samedi 13 juin que les communes et régions autonomes se sont réunies pour terminer le processus électoral.

Des accords gagnant-gagnant pour les partis politiques
Le parti qui ressort vainqueur des élections auprès de la population a souvent intérêt à s'associer avec un groupe plus ou moins proche afin d'assurer sa position de leader et confirmer son élection. Mais il va sans dire que ce type d'alliance n'est pas sans contrepartie. Avec un pacte électoral, les politiques permettent à l'un des partis les plus votés d'accéder au pouvoir. En échange de quoi le candidat élu doit respecter certaines exigences des mouvements qui se sont ralliés à sa cause. Ces partis d'appui ne prennent pas forcement part du nouveau gouvernement local constitué, mais peuvent avoir un poids dans la prise de certaines décisions. Cela implique un manque d'indépendance et de gouvernance pour le parti élu. Car pour respecter cet accord qui le mène au pouvoir, le nouveau maire devra consulter ces partis alliés avant de mettre en des mesures.

La particularité des mairies
Le processus comporte une particularité pour le cas des mairies. La loi est très claire à ce sujet : "Si un candidat obtient la majorité absolue des votes de sièges, il est automatiquement élu. Si aucun candidat n'obtient cette majorité, le nouveau maire sera le candidat qui aura obtenu le plus de votes lors des élections au suffrage universel". Autrement dit, si le vote des conseillers municipaux n'aboutit pas à une majorité pour aucun des partis, alors c'est le candidat qui aura obtenu le plus de voix lors du vote populaire du 24 mai qui sera élu maire. Alors que pour les autres élections, les votes sont renouvelés sur plusieurs journées jusqu'à ce qu'une majorité simple apparaisse. Petite prévision pour un cas spécifique : si deux partis venaient a obtenir une égalité parfaite de votes, la loi prévoit que la gouvernance se décide par tirage au sort.

Les tendances suite au 24 M
Après les élections du 24 mai, le bipolarisme du paysage politique espagnol semble révolu. Jusqu'alors, les deux partis principaux, le PSOE et le P.P. (PSC et CIU à Barcelone) se sont alternés dans la gouvernance des communes. Un équilibre duquel il était difficile de sortir, car les électeurs se sentaient presque obligés d'apporter leur vote à l'un des deux grands partis, de faire un "vote utile". Après le 24M, la tendance s'est inversée au profit des regroupements de partis minoritaires.

Perrine LAFFON (lepetitjournal.com ? Espagne) Lundi 15 juin 2015


Joan Ribó à la tête de la mairie de Valence
Compromís, coalition de gauche du Bloc Nationalista Valencia (Bloc), de Initiativa del Poble Valencia (Iniciativa) et de Els Verds-Esquerra Ecologista del Pais Valencia (EV-EEE) a remporté les élections.
Ce regroupement n'avait pas obtenu le plus de votes lors du 24M, mais seulement 9 sièges sur les 33 existants. C'est le Partido Popular, à la tête de la mairie jusqu'à ce jour, qui avait obtenu le plus de votes (10).
Joan Ribó, à la tête de Compromís, a pu compter sur le soutien des socialistes de PSPV et celui de Valencia en Comú. Grâce à ces alliés qui ont apporté les votes nécessaires pour atteindre la majorité absolue de 17 sièges, Joan Ribó devient le nouveau Maire de la ville de Valence. Il met ainsi fin au règne du PP sur la ville, dont leur représentante Rita Barberá tenait les rennes depuis 24 ans.
Les partis politiques qui se sont ralliés à Compromís pour renverser le PP sont arrivés à un accord sur le programme. Le nouveau maire envisage de constituer son gouvernement en attribuant 3 possessions de responsabilités à son parti, 2 à PSPV et 1 à Valencia en Comú.

Le socialiste Ximo Puig président la Communauté Valencienne
Les politiciens de la région ont enclenché un véritable programme de changement dans la gouvernance locale. Le même schéma que celui des municipales a eu lieu : le PP a obtenu le plus de votes (31) mais l'alliance des partis de gauches a empêché leur accès au pouvoir.
Le PSOE (23 votes), Compromís (19) et Podemos (13), se sont mis d'accord pour accorder leurs forces et faire bloc au PP. Au final, c'est Ximo Puig, du PSPV, qui sera le Président de la Generalitat valencienne. Monica Oltra de Compromís sera sa vice-présidente. Podemos en revanche a refusé de participer directement dans le nouveau gouvernement.
lepetitjournal valencia alicante
Publié le 14 juin 2015, mis à jour le 6 janvier 2018
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