Édition internationale

ECO - L'Ambassade de France en Espagne prépare déjà la reprise espagnole

Écrit par Lepetitjournal Valence
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 6 janvier 2018

Premier fournisseur historique de l'Espagne, la France entend bien se positionner au plus tôt pour profiter de la sortie de crise de son voisin du Sud, gagner des parts de marché et rééquilibrer sa balance commerciale. Pour l'Ambassade, les signes de reprises sont clairs et cette fois-ci, durables. Les services économiques entendent au plus vite transmettre le messages aux entreprises françaises : le regain de consommation intérieure, mais surtout les marchés de sous-traitance à gagner grâce au développement de l'Espagne à l'international, constituent un véritable enjeu pour la France.

(CC palomaironique)
Certes, personne ne s'attend à une sortie de crise spectaculaire. Si la crise sociale nécessite encore un certain délai pour se résorber, avec le spectre des plus de 25% de chômeurs, il n'empêche que "c'est maintenant qu'il faut venir", comme l'a rappelé la semaine dernière l'Ambassadeur de France en Espagne, Jérôme Bonnafont, lors d'un déjeuner de presse en compagnie de représentants des grandes sociétés françaises actives sur le territoire. "Il faut que les entreprises françaises prennent au plus vite conscience des opportunités d'exportation et d'investissement qui se présentent dans le pays", a-t-il insisté.

Ubifrance note un regain d'intérêt pour l'Espagne
Richard Gomes, directeur pour la Péninsule ibérique d'Ubifrance, le service commercial de l'Ambassade, a abondé dans son sens : "L'an dernier, nous recevions très peu de demandes d'entreprises françaises cherchant à s'informer sur le marché", a-t-il expliqué. "Depuis 6 mois, on note une augmentation du nombre spontanné de requêtes, et une hausse du nombre de dossiers Coface déposés". Une tendance qu'on ne retrouve pas sur le Portugal, par exemple. Si le marché espagnol repart, les opportunités sont de taille, et il serait dommage de ne pas les percevoir : "Les exportations de la France vers la Péninsule ibérique représentent deux fois celles vers la Chine", rappelle Richard Gomes.

ECO ? Espagne, sortie de crise en vue
Des signes encourageants pour l'économie espagnole. Voilà la conclusion que l'on pouvait tirer du discours annuel sur l'état de l'Espagne, présenté en mai dernier, par Luis Linde, le gouverneur de la Banque Centrale Espagnole. Plusieurs indicateurs macroéconomiques, dont les chiffres du commerce extérieur, montraient ainsi des signes d'une santé retrouvée. Mais avec un taux de chômage avoisinant toujours les 25%, et un niveau d'endettement public élevé, il est toujours difficile pour de nombreux Espagnols de partager ce même optimisme... Lire la suite : http://www.lepetitjournal.com/valence/economie/167130-eco-espagne-sortie-de-crise-en-vue-5

Un marché naturel et porteur
Finalement, personne n'en a vraiment jamais douté : l'Espagne constitue un marché dynamique, facile d'accès, culturellement proche et plein de promesses pour les entreprises de l'Hexagone. Des grands groupes comme La Poste, en acquérant partie du réseau de franchise Seur, ou Orange, en développant les infrastructures de la 4G notamment, ont démontré leur intérêt pour le pays, maintenant un niveau d'investissement fort, même au plus profond de la crise. "Il y a des opportunités en gain de productivité particulièrement intéressantes actuellement dans le pays", rebondit une spécialiste des TIC, "on assiste d'ailleurs depuis peu à une pratique qui n'avait pas vu le jour depuis 3 ou 4 ans : l'ouverture de centres délocalisés dans le domaine des logiciels, avec des entreprises comme Cap Gemini ou Sopra qui profitent d'une main d'oeuvre bon marché et qualifiée"... Dernier point et pas des moindres : l'Espagne représente une formidable plateforme d'accès vers l'Amérique Latine... voire le Maghreb et l'Afrique.

Profiter du développement de l'export espagnol
Espagne 2014 = Allemagne 2004 ? La révolution exportatrice de l'Espagne pourrait bien être en marche, et les entreprises françaises, avec la valeur ajoutée technologique qu'elles sont en mesure d'apporter, pourraient bien accompagner le mouvement. C'est en tous cas le scénario idéal imaginé par l'Ambassade. Si la composante 'importation' des exportations est de l'ordre de 65%, à savoir que pour exporter 100, il faut importer 65, on comprendra l'intérêt à suivre le mouvement. "En accompagnant les grosses sociétés espagnoles qui exportent sur les marchés étrangers, comme sous-traitant, fournisseur, consultant etc...on a beaucoup à gagner", commente Philippe O'Quin, responsable des services économiques de l'Ambassade.
Dernier mot à l'Ambassadeur : "L'Espagne a effectué un assainissement bancaire drastique, mais de bonne qualité", estime-t-il, "et la crise a été l'occasion d'une modernisation et d'une mutation culturelle des entreprises espagnoles".
On le sait : "Spain is different". Qu'on se le dise : l'Espagne a changé.

VG (www.lepetitjournal.com - Espagne) Mardi 29 octobre 2013
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Publié le 28 octobre 2013, mis à jour le 6 janvier 2018
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